Le plantage du reboisement

Un article acheté, un arbre planté… Des marques tentent de verdir leur image en s’engageant dans des programmes censés capter du CO2. Mais la démarche a ses effets pervers.

Erwan Manac'h  • 25 juillet 2018 abonné·es
Le plantage du reboisement
© photo : Une pépinière financée par Nestlé dans l’Amazonie péruvienne pour un projet de compensation carbone. crédit : DAN COLLINS/AFP

L’Oréal, Vinci, Nespresso, Carrefour, Axa ou Chanel… Tous veulent en être. Pour compenser leurs émissions de gaz à effet de serre ou verdir leur image, de plus en plus d’entreprises s’engagent dans des programmes de reforestation censés capter du CO2. Pour tout achat d’une paire de chaussures de la marque Faguo, un arbre est planté en France ! Idem pour vingt compteurs Linky installés, promet l’entreprise Enedis, qui commercialise le compteur. Les exemples sont légion.

Certaines agences se sont même spécialisées dans cette démarche. C’est le cas de Pur Projet, qui conduit des projets de reforestation dans les pays du Sud, ou de Reforest’Action, qui recueille les dons de Carrefour, Unilever, Leroy Merlin, Engie, Axa, ou de particuliers, d’un simple clic, pour replanter des surfaces dégradées. La « start-up de l’économie sociale » revendique avoir « compensé 2,3 milliards de

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Écologie
Publié dans le dossier
Aux arbres, citoyens !
Temps de lecture : 4 minutes

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