Vaccin : les pays riches se servent en premier

France en tête, les Occidentaux ont réservé l’essentiel de la production des labos, au mépris de la solidarité pourtant proclamée en début de pandémie.

Rachel Knaebel  • 16 décembre 2020 abonné·es
Vaccin : les pays riches se servent en premier
Dans un entrepôt de Pfizer-BioNTech où sont conditionnées des doses de vaccin, dans le Michigan, aux États-Unis, le 13 décembre.
© Morry Gash - Pool/Getty Images/AFP

La France disposera d’un potentiel de 200 millions de doses de vaccins contre le Covid-19, a annoncé Jean Castex, le 3 décembre – le vaccin nécessitant deux injections et le gouvernement français disant prévoir une marge.

Ces commandes de vaccins se font en fait au niveau européen. La Commission européenne a conclu un premier contrat, avec le laboratoire pharmaceutique AstraZeneca, dès fin août pour le préachat de 300 millions de doses. Ont suivi cinq autres contrats, avec BioNTech-Pfizer, CureVac, Sanofi-GSK, Johnson & Johnson et Moderna, pour un milliard et demi de doses en tout, selon les données rassemblées par le centre de recherche sur la santé de l’université états-unienne Duke. Ces contrats se négocient au nom de l’ensemble des pays de l’Union européenne. La répartition des doses entre les États membres doit se faire en fonction de la population de chacun.

Le Royaume-Uni a, de son côté, déjà autorisé le vaccin de BioNTech-Pfizer, reçu près d’un million de doses et commencé à vacciner début décembre. D’autres pays riches comme le Canada, les États-Unis ou le Japon ont de même acheté des

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Santé
Temps de lecture : 6 minutes

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