Guerre civile froide

La tension reste extrême à Beyrouth, trois semaines
après la répression sanglante contre une manifestation
sociale dans la banlieue sud.

Nicolas Dot-Pouillard  • 21 février 2008 abonné·es

Les deux grands rassemblements du 14 février, l'un pour l'anniversaire de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, l'autre à l'appel du Hezbollah pour rendre hommage à l'un de ses chefs militaires, Imad Moughnieh, assassiné la veille à Damas, n'ont donné lieu à aucun incident. Mais la tension reste extrême à Beyrouth, trois semaines après les événements du «~dimanche noir~» 27 janvier (neuf morts et plus d'une cinquantaine de blessés, pour la plupart des jeunes chiites). «~Les manifestations contre les coupures, il y en a depuis le mois de juillet. À Beyrouth, il y a en moyenne trois heures de coupure par jour. À Dahiyye ­dans la banlieue sud­, c'est douze heures, sinon plus. Le gouvernement traite les gens d'ici comme des

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Monde
Temps de lecture : 4 minutes