À Barcelone, un sommet pour relever le centre-gauche… et sauver Pedro Sánchez
À Barcelone, la Global Progressive Mobilisation a rassemblé des milliers de responsables politiques pour afficher une relance du centre-gauche international. Une vitrine bienvenue pour Pedro Sánchez, en difficulté sur le plan intérieur.
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© Oscar DEL POZO / AFP
Ils étaient plus de 3 000 participants, selon les organisateurs. Parmi eux, douze chefs de gouvernement et une centaine d’organisations progressistes, comprenant des partis sociaux-démocrates, des syndicats et des think tanks. La Global Progressive Mobilisation, qui s’est tenue dans la capitale espagnole les 17 et 18 avril derniers, a été un succès en termes de participation. Et pour son promoteur, Pedro Sánchez, une victoire politique dans un moment difficile de sa présidence.
La rencontre, organisée par le Parti socialiste européen, sur la proposition du Premier ministre espagnol, a voulu mettre en scène la résurrection du centre-gauche, après des années de progression de l’extrême droite. « Désormais, la honte pour eux », a affirmé Sánchez dans son discours, devant un auditoire conquis qui l’interrompait en criant : « Pedro ! Pedro ! »
« La honte pour ceux qui se taisent devant l’injustice, pour ceux qui exploitent les travailleurs, ceux qui criminalisent ceux qui sont différents, ceux qui transforment les droits en marchandises, ceux qui défendent le privilège des élites, ceux qui soutiennent la guerre et la violence, à Gaza, en Cisjordanie, au Liban et en Ukraine. La honte pour eux, pour nous la fierté d’être pacifistes, écologistes, syndicalistes, féministes et de gauche », a continué Sánchez.
Le président du gouvernement espagnol a aussi revendiqué un ordre international fondé sur le droit, a réclamé une réforme de l’ONU et a fait un clin d’œil à la candidature de l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet au poste de secrétaire générale de l’organisation : « Nous pensons que le moment est venu pour que l’Organisation des Nations unies soit renouvelée, réformée et pourquoi pas, bien sûr, dirigée par une femme. »
Les intervenants du sommet – parmi lesquels l’ancien candidat démocrate à la vice-présidence, l’Américain Tim Walz, et la cheffe du Parti démocrate italien, Elly Schlein – ont souligné les récentes défaites de l’extrême droite : le référendum constitutionnel de Giorgia Meloni en Italie, la chute de Viktor Orbán en Hongrie et le succès des manifestations « No King » contre Donald Trump ont été pris comme exemples que le vent est en train de tourner.
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