Sarkozy se relance à coups d’emprunts

Sous la solennité de la mise en scène, malgré un discours émaillé de références républicaines et de condamnations du capitalisme financier, c’est bien la fin du modèle social français qu’a annoncée le chef de l’État.

Michel Soudais  • 25 juin 2009 abonné·es
Sarkozy se relance à coups d’emprunts

La forme ne doit pas faire oublier le fond. À Versailles, le chef de l’État a sciemment joué de la mise en scène solennelle que lui permet la modification constitutionnelle et de la nouveauté de cette manière de s’adresser au pays, par-delà les parlementaires réduits à un rôle de figuration, pour faire oublier la continuité de son discours libéral. Sur la forme, l’innovation est pourtant limitée. « Depuis 1875, le chef de l’État n’avait pas le droit de venir parler devant les Assemblées. Il ne pouvait communiquer avec elles que par des messages écrits qu’on lisait à sa place » , a d’emblée rappelé Nicolas Sarkozy. Lundi, le

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Politique
Temps de lecture : 6 minutes