PSG : Un festival de sottises

Cela appelle une autre réflexion que les propos faussement indignés sur les « barbares ».

Politis  • 16 mai 2013
Partager :

Les violences qui ont transformé, lundi, la célébration du titre du PSG en émeutes ont donné lieu à un festival de sottises. La sottise des responsables de l’UMP qui n’ont vu là que l’occasion d’une misérable exploitation politique, voire de propos racistes, comme ce député du Var qui a qualifié certains perturbateurs de « fils d’esclaves » et incriminé Christiane Taubira, celle aussi d’une certaine presse qui, toute la soirée, a ânonné le même slogan (« la fête gâchée ») et oublié que parmi ceux qu’on appelle pudiquement les « ultras » (« supporters » du PSG), il y a beaucoup de néonazis. Sans hésitation aucune, on leur a amalgamé « les jeunes de banlieue ». Même s’il est exact qu’un certain nombre de ces jeunes ont participé aux violences. Mais cela appelle une autre réflexion que les propos faussement indignés sur les « barbares ». Que disent ces incidents sur le vide et le désespoir social qui habitent ces jeunes, et le rôle d’exutoire de manifestations sportives inondées de fric ?

Société
Temps de lecture : 1 minute
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

De l’enfer carcéral au théâtre, la renaissance de Redwane Rajel
Portrait 13 mai 2026 abonné·es

De l’enfer carcéral au théâtre, la renaissance de Redwane Rajel

Le comédien de 51 ans raconte son parcours de vie accidenté dans un seul en scène salué par ses pairs. Son histoire est celle d’un homme qui s’est reconstruit grâce à la scène, découverte en prison à la faveur des permissions de sortie et des activités culturelles.
Par Hugo Forquès
Master Poulet : à L’Après M de Marseille, « il faut arrêter d’utiliser la nourriture pour stigmatiser »
Reportage 12 mai 2026 abonné·es

Master Poulet : à L’Après M de Marseille, « il faut arrêter d’utiliser la nourriture pour stigmatiser »

La polémique autour de l’ouverture d’un Master Poulet à Saint-Ouen, contestée par le maire Karim Bouamrane (PS), a charrié des enjeux à l’intersection entre classe sociale, racisme et géographie de territoire. Un sujet qui résonne à L’Après M, restaurant solidaire dans les quartiers nord de Marseille.
Par Zoé Cottin
Fin de vie : le Sénat abrège les débats sur l’aide à mourir
Loi 12 mai 2026 abonné·es

Fin de vie : le Sénat abrège les débats sur l’aide à mourir

Les parlementaires ont voté contre l’article sur lequel reposait « l’assistance médicale à mourir », une version plus restrictive du texte adopté à l’Assemblée nationale. Laquelle sera, dorénavant, seul maître à bord du texte.
Par Hugo Boursier
À Paris, la marche néonazie du C9M reste interdite
Extrême droite 8 mai 2026

À Paris, la marche néonazie du C9M reste interdite

Le tribunal administratif a rejeté la levée d’interdiction demandée par les organisateurs du Comité du 9 mai (C9M), une marche néofasciste en hommage à un militant mort en 1994.
Par Hugo Boursier