Frontex : Le garde-frontière de l’Europe

Lancée en 2004, l’agence Frontex est avant tout un outil de contrôle au service d’une Europe forteresse, dont elle assure la « sécurité » des frontières plutôt que celle des migrants.

Lena Bjurström  • 24 octobre 2013 abonné·es

Alors qu’ils tentaient de rejoindre l’Europe par bateau, plus de 400 migrants sont morts au mois d’octobre près de l’île italienne de Lampedusa. Un drame de plus dont l’ampleur choque l’Europe. Cécilia Malmström, commissaire européenne aux Affaires intérieures, réclame alors une « grande opération de sécurité et de sauvetage » dans la Méditerranée, opération pilotée par l’agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures, Frontex. Pourtant, si l’on se penche sur la genèse de sa création et son évolution, il apparaît clairement que cette institution n’a rien d’une société de sauvetage en mer. En 1997, les États de l’Union européenne signent le traité d’Amsterdam, intégrant les accords de Schengen dans le droit européen. L’espace de libre circulation, devenu réalité, doit être protégé. Du

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Société
Temps de lecture : 5 minutes