Ma précarité familière
Si je n’ai pas choisi d’être fauchée, j’ai décidé quels champs je cultiverais dans mon petit village de montagne.
dans l’hebdo N° 1313-1315 Acheter ce numéro
Ne nous racontons pas d’histoire. Ma précarité, je ne l’ai pas choisie. Elle me bride souvent, elle m’angoisse parfois, elle m’emmerde toujours. Un vieux machin que je traîne, qui gêne aux entournures, familière dans son irrégularité mais avec une constante : sous le seuil de pauvreté. J’ai 35 ans, un niveau « CSP +++ » et jamais de CDI. Mon plus haut et régulier salaire, je l’ai touché pendant mes études, smic hôtelier et pourboires, pendant neuf mois. Puis je suis devenue journaliste pigiste. Imaginez la tête des propriétaires et banquiers. Trois ans après ma
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