« Yerma » : Tragédie d’un ventre

Daniel San Pedro signe une mise en scène épurée de Yerma , de Federico Garcia Lorca.

Anaïs Heluin  • 25 septembre 2014 abonné·es

Une aube qui ne se lève jamais tout à fait, ou un crépuscule qui refuse de laisser place à la nuit noire. Telle est la Yerma, de Federico Garcia Lorca, mise en scène par Daniel San Pedro. Baignés par une lumière trouble, hésitante comme le jour qui filtre à travers un rideau opaque, les personnages de cette tragédie pastorale écrite en 1934 sont englués dans un nuage sépia. Pas comme sur des photos anciennes ; plutôt comme sur des clichés d’aujourd’hui dont on aurait retravaillé la couleur. Quelques degrés de gris-marron en plus, et on aurait eu le sentiment de la reconstitution d’une époque révolue.

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Théâtre
Temps de lecture : 4 minutes