L’art de s’accommoder des restes
Stéphan Martinez, du Petit Choiseul, a mis au point un système permettant de collecter et de valoriser les déchets des restaurants. Devançant une réglementation qui prendra effet en 2016.
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Le Petit Choiseul, au cœur de Paris, dans les replis des passages. Un bistrot aux relents d’authenticité, des airs de jadis et d’antan. Derrière le comptoir, une poubelle de bio-déchets, où s’entassent le marc de café et les viennoiseries invendues. Au fond de la salle, un autre récipient additionne les restes d’assiette. À l’étage, au bout d’un escalier en tire-bouchon, s’agite la cuisine. Entre deux plans de travail et les fourneaux, dans une poubelle transparente, les épluchures de fruits et de légumes s’ajoutent à ce qui reste d’une viande ou d’un poisson.
Une poubelle transparente, parce qu’on « a vite fait de repérer ce qu’on jette, de mesurer ce qu’on fait », explique Stéphan Martinez, à la tête de l’établissement. Une manière de lutter contre
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