Thomas Jolly : King of metal
Après Henri VI, Thomas Jolly poursuit sa série shakespearienne. Rock et gothique, son Richard III cherche hélas trop à séduire pour y parvenir.

Le corps tordu comme une vieille branche mal redressée par ses tuteurs, Thomas Jolly émerge d’une trappe. Sur son visage fluet, une expression mauvaise. Amère. Celle d’un démon surgissant des profondeurs de la terre – ou du théâtre. Dans son Henri VI qui triomphait à Avignon en 2014, puis dans sa longue tournée nationale, on quittait au terme de dix-huit heures le jeune comédien et metteur en scène de la compagnie Piccola Familia en duc de Gloucester rejeté de tous. Déjà sombre, mais encore discret.
Dès les premières secondes de Richard III, la métamorphose est flagrante. Durant l’ellipse qui sépare les deux pièces
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