Thérèse Clerc a su faire de sa vie un combat et une fête

Chloé Dubois (collectif Focus)  • 17 février 2016
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Thérèse Clerc a su faire de sa vie un combat et une fête
Photo: Thérèse Clerc en février 2007 à l'assemblée générale de l'association "Pour Politis" (©Michel Soudais / Politis)

Femme de toutes les luttes et célèbre militante du bien vieillir, Thérèse Clerc s’est éteinte ce mardi 16 février, à l’âge de quatre-vingt huit ans. Nourrie par ses combats féministes, de l’avortement à la parité, la militante fait partie de cette première génération de femmes qui s’engagent, éprises de liberté et d’indépendance. C’est à ce titre qu’elle fonde la Maison des Femmes de Montreuil, ouverte aux victimes de violence de tous âges, en insertion ou réinsertion. En 2013, après une quinzaine d’années de lutte, Thérèse Clerc réussie à créer La Maison des Babayagas : une résidence ouverte sur la ville et la connaissance, qui accueille des retraitées à faibles revenus, attachées à leur autonomie. Un projet solidaire et citoyen imaginé dès 1997, que la féministe définissait elle-même comme une «utopie réaliste».

Mariée à vingt ans, divorcée à quarante, c’est à travers le Mouvement pour la Libération de l’Avortement et de la Contraception (MLAC), le Mouvement de la Paix ou encore le PSU, que Thérèse Clerc s’engage. Grande figure du féminisme, c’est en la présence de Simone Veil, ambassadrice de la loi sur l’avortement, qu’elle accepte d’ailleurs de recevoir la Légion d’honneur en 2008. Mais si l’on doit trouver les mots justes pour décrire la femme qu’était Thérèse Clerc, ce sont sans doute ceux prononcés par son amie et biographe, Danielle Michel-Chiche, qu’il faut retranscrire : «Citoyenne et utopiste jusqu’au bout, inconditionnelle défenseure de la liberté, elle a su faire de sa vie un combat et une fête.»

Société
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