« Les JO doivent être soumis à référendum »

Le 13 septembre, Paris devrait se voir attribuer les Jeux 2024. Les opposants dénoncent une gabegie et un déni de démocratie.

Patrick Piro  • 6 septembre 2017 abonné·es
« Les JO doivent être soumis à référendum »
© photo : ALAIN JOCARD/AFP

Paris ou Los Angeles ? Il ne restait plus que deux villes en lice pour l’attribution des Jeux olympiques de 2024, après le retrait de Boston, Toronto, Hambourg, Rome et Budapest. Devant cette pénurie, le Comité international olympique (CIO) a choisi, le 11 juillet, d’attribuer d’un coup les JO de 2024 et de 2028, pour éviter de perdre l’une de ces « excellentes candidatures ». Paris tenant à tout prix à 2024, Los Angeles aurait choisi de lui laisser la place, moyennant une rallonge financière du CIO. Décision officielle le 13 septembre à Lima. Frédéric Viale, membre du collectif NON aux JO 2024 à Paris, explique ici pourquoi ces Jeux seraient un gouffre financier, et en quoi ils nous sont imposés par une véritable propagande.

Pourquoi ne pas croire que Paris pourrait rompre avec la « malédiction » des Jeux olympiques déficitaires ?

Frédéric Viale : Parce que rien ne le laisse imaginer ! On connaît le mécanisme : les JO sont attribués par le CIO, organe privé de droit suisse dont l’intérêt est de s’assurer que les Jeux seront le plus spectaculaire possible, afin de maximiser la vente des droits de retransmission dont il est propriétaire. Une manne considérable : les JO sont regardés par 5 milliards de personnes ! Leur prestige demeure tel que les villes candidates à l’accueil font assaut de « mieux-disant » pour l’emporter. Depuis 1988, les coûts ont toujours explosé.

Sauf que, cette fois-ci, il ne restait plus que Paris et Los Angeles en course, les autres villes ayant jeté l’éponge devant les budgets requis…

Mais il y avait l’acharnement de Paris à voir revenir les Jeux dans la capitale, un siècle après 1924,

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Écologie
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