Attention : un mensonge peut en cacher un autre

Agnès Buzyn proclame qu’il serait scandaleux de « s’en prendre à un hôpital », mais œuvre à une énième « réforme ».

Mercredi dernier (1er mai 2019), Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur d’Emmanuel Macron, chez qui ce trait comportemental semble donc être un peu saillant (car ce n’est certes pas la première fois qu’il énonce des contrevérités), a encore menti lorsqu’il a déclaré que « des gens » avaient « attaqué » à Paris l’hôpital public de la Pitié-Salpêtrière, puis twitté, juste après, que ces manifestant·e·s avaient au surplus « agressé son personnel soignant ».

L’objectivité commande cependant de ne point trop accabler M. Castaner et de lui concéder qu’il n’était pas seul, dans ce moment de grand égarement, à bonimenter.

Puisqu’en effet Agnès Buzyn, ministre de la Santé d’Emmanuel Macron, a menti, elle aussi, lorsqu’elle a également soutenu que cet établissement avait été pris « pour cible » – avant d’ajouter : « S’en prendre à un hôpital est inqualifiable. »

Ne pas s’y tromper, cependant : le mensonge, ici, n’est pas tant dans l’invention d’un assaut dont nous avons très vite eu confirmation qu’il n’avait jamais eu lieu (1) que dans la suggestion, induite par leurs vitupérations, qu’Agnès Buzyn et Christophe Castaner auraient le souci de protéger l’hôpital public contre d’éventuelles attaques, et ses employé·e·s contre de possibles agressions.

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