La République et les étrangers

Face aux discours alarmistes repris ad nauseam sur l’immigration, il est urgent de rappeler que le projet républicain fut, dès l’origine, cosmopolite puis internationaliste.

Mathieu Ferradou  • 1 mai 2019 abonné·es
La République et les étrangers
© photo : L’Américain Thomas Paine fut élu député à la Convention en 1792.crédit : Wikipedia

Le 26 août 1792, jour anniversaire de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, l’Assemblée nationale vote un décret qui accorde la citoyenneté française à dix-huit étrangers, « considérant que les hommes qui, par leurs écrits et par leur courage, ont servi la cause de la liberté et préparé l’affranchissement des peuples ne peuvent être regardés comme étrangers par une nation que ses lumières et son courage ont rendue libre ». Alors que la France lutte contre les armées coalisées de quasiment toute l’Europe, elle montre ainsi que le projet républicain, en cours d’élaboration, est un projet universaliste et humaniste

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Temps de lecture : 3 minutes

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