La République et les étrangers

Face aux discours alarmistes repris ad nauseam sur l’immigration, il est urgent de rappeler que le projet républicain fut, dès l’origine, cosmopolite puis internationaliste.

Mathieu Ferradou  • 1 mai 2019 abonné·es
La République et les étrangers
© photo : L’Américain Thomas Paine fut élu député à la Convention en 1792.crédit : Wikipedia

Le 26 août 1792, jour anniversaire de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, l’Assemblée nationale vote un décret qui accorde la citoyenneté française à dix-huit étrangers, « considérant que les hommes qui, par leurs écrits et par leur courage, ont servi la cause de la liberté et préparé l’affranchissement des peuples ne peuvent être regardés comme étrangers par une nation que ses lumières et son courage ont rendue libre ». Alors que la France lutte contre les armées coalisées de quasiment toute l’Europe, elle montre ainsi que le projet républicain, en cours d’élaboration, est un projet universaliste et humaniste

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Idées
Temps de lecture : 3 minutes

Pour aller plus loin…

Le fascisme, une hydre aux mille définitions
Essai 30 avril 2026 abonné·es

Le fascisme, une hydre aux mille définitions

Le « fascisme » emporte-t-il le monde ? Jamais éteint, ce vocable est plus utilisé et débattu que jamais. Un nouvel ouvrage collectif s’efforce d’apporter nuance et complexité à ce débat sémantique ô combien politique.
Par François Rulier
La « nouvelle France », un débat qui vient de loin
Analyse 29 avril 2026 abonné·es

La « nouvelle France », un débat qui vient de loin

De la pensée révolutionnaire au nouveau slogan des insoumis, l’universalisme français n’a cessé de muter selon les contextes, révélant une contradiction entre tentation hégémonique et volonté d’ouverture.
Par Juliette Heinzlef et Alix Garcia
Annie Thébaud-Mony : « Le travail continue d’empoisonner les plus précaires, en toute impunité »
Entretien 27 avril 2026 abonné·es

Annie Thébaud-Mony : « Le travail continue d’empoisonner les plus précaires, en toute impunité »

En 2012, la sociologue refusait la Légion d’honneur pour dénoncer l’invisibilisation des enjeux de la santé au travail. Quatorze ans plus tard, pour elle, les leçons des précédents scandales sanitaires n’ont pas été tirées. Elle se félicite cependant que les victimes n’hésitent plus à parler.
Par Céline Martelet
Pinar Selek : « La mobilisation des Kurdes a créé d’autres possibles au sein de l’espace turc »
Entretien 22 avril 2026 abonné·es

Pinar Selek : « La mobilisation des Kurdes a créé d’autres possibles au sein de l’espace turc »

La militante féministe et libertaire turque, sociologue à l’université de Nice, raconte sa découverte de la question kurde en Turquie, lutte qui a été pour elle une école d’émancipation individuelle et collective. Et qui lui vaudra incarcération et tortures, avant l’exil en France. Dans son livre Lever la tête, elle témoigne des persécutions subies.
Par Olivier Doubre