Jacques Barbaut : « J’ai vu chaque jour des milliers de noms passer »

Dans C’est du propre, Jacques Barbaut multiplie les citations et les montages ayant trait aux patronymes, pseudonymes, prénoms… Un traité d’onomastique amusante qui est l’œuvre d’un poète à la fantaisie inquiète.

Christophe Kantcheff  • 6 janvier 2021 abonné·es
Jacques Barbaut : « J’ai vu chaque jour des milliers de noms passer »
Jacques Barbaut barbote à son aise dans les citations.
© Léo Aupetit

Jacques Barbaut se livre peu à l’exercice de l’interview. Il donne pourtant ici des éléments sur son parcours biographique, sur ce qui l’intrigue ou sur sa méthode de travail, qui offrent des éclaircissements sur son entreprise littéraire hors norme.

D’où vient votre intérêt, voire votre fascination, pour les noms propres ? Est-il lié à votre amour de la littérature ?

Jacques Barbaut : Il s’agit d’un faisceau, qui commence par les noms des personnages de BD de l’enfance : le capitaine Haddock, le professeur Tournesol, Astérix et Obélix, Abraracourcix et Bonemine, Iznogoud – merci Monsieur Goscinny –, Picsou et les frères Rapetou, et tutti quanti. Vous souvenez-vous aussi du moyen mnémotechnique pour retenir les noms des grands écrivains du XVIIe siècle : « Sur la racine de la bruyère, la corneille boit l’eau de la fontaine Molière » ? Puis le hasard a voulu que je suive les cours d’histoire littéraire générale à l’université Lille-III de

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Littérature
Temps de lecture : 8 minutes