En Crimée annexée, la guerre non dite a bien lieu au quotidien
Le territoire illégalement annexé par la Russie en 2014 est rattrapé par le conflit. Malgré un discours officiel prétendant que les civils conservent une « vie paisible », la population souffre d’une situation qui s’éternise, faite d’angoisse et de morts passées sous silence.
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© Fiora Garenzi
Le train couchettes qui fend la Russie du nord au sud s’est arrêté à Taman, dernière localité avant la Crimée, péninsule ukrainienne illégalement annexée en 2014. Il faut une trentaine de minutes aux hommes chargés de la sécurité pour vérifier que rien n’aurait été placé sous les essieux du train. Avant l’arrêt, une hôtesse a prévenu les passagers : « Il est interdit de prendre en photo les infrastructures dans l’heure qui suit. » Le pont de Kertch, inauguré en 2018 par Vladimir Poutine pour relier le territoire
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