En Crimée annexée, la guerre non dite a bien lieu au quotidien

Le territoire illégalement annexé par la Russie en 2014 est rattrapé par le conflit. Malgré un discours officiel prétendant que les civils conservent une « vie paisible », la population souffre d’une situation qui s’éternise, faite d’angoisse et de morts passées sous silence.

Pauline Mussche  et  Fiora Garenzi  • 27 mai 2026 abonné·es
En Crimée annexée, la guerre non dite a bien lieu au quotidien
Le 9 mai, jour de la Victoire, des membres du Parti communiste de Crimée déposent des fleurs devant la flamme éternelle du parc Youri-Gagarine.
© Fiora Garenzi

Le train couchettes qui fend la Russie du nord au sud s’est arrêté à Taman, dernière localité avant la Crimée, péninsule ukrainienne illégalement annexée en 2014. Il faut une trentaine de minutes aux hommes chargés de la sécurité pour vérifier que rien n’aurait été placé sous les essieux du train. Avant l’arrêt, une hôtesse a prévenu les passagers : « Il est interdit de prendre en photo les infrastructures dans l’heure qui suit. » Le pont de Kertch, inauguré en 2018 par ­Vladimir Poutine pour relier le territoire

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)