Une leçon pour Sarkozy
Un ouvrage collectif de spécialistes de l’histoire de l’Afrique montre la grande méconnaissance et les stéréotypes contenus dans le discours de Dakar du président de la République.
Article paru
dans l’hebdo N° 1030 Acheter ce numéro
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Remettre les pendules à l’heure ! Cette expression bien française pourrait sans doute résumer l’objectif de la bonne vingtaine de chercheurs en histoire africaine – Occidentaux ou Africains – réunis autour de l’historienne malienne Adame Ba Konaré, scandalisés par le fameux « discours de Dakar » prononcé le 26 juillet 2007 par Nicolas Sarkozy, président de la République française, ancienne puissance coloniale, devant un parterre de responsables politiques, d’étudiants et d’intellectuels à l’université Cheikh Anta Diop. D’emblée, ce nom a le plus souvent été gommé par le président français et ses conseillers, alors qu’il rend hommage à ce savant sénégalais de premier plan qui, toute sa vie, lutta contre les « falsifications de l’histoire » particulièrement fréquentes vis-à-vis de l’Afrique, et contribua à réhabiliter l’histoire africaine (Le discours est en effet consultable à l’adresse suivante : ^2. Mais, refusant de se limiter à une nouvelle protestation collective, c’est sur le terrain scientifique qu’ils ont décidé de répondre, « dans une
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