Drogues : La France accro au tout-répressif

La loi prévoyant une amende pour usage de stupéfiants peut désengorger les tribunaux mais reste de l’ordre de la pénalisation.

Olivier Doubre  • 11 avril 2018 abonné·es
Drogues : La France accro au tout-répressif
photo : Manifestation, le 7 mai 2005 à Paris, contre la prohibition.© FRANCOIS GUILLOT / AFP

Trois cents euros d’amende pour un consommateur de stupéfiants pris en flagrant délit (quelle que soit la drogue). C’est ce que souhaite faire prochainement adopter la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, dans le cadre de la future réforme de la procédure pénale. Début 2017, le candidat à l’élection présidentielle Emmanuel Macron s’était montré assez vague sur le sujet, hésitant visiblement entre la poursuite de la politique répressive française – démagogique car populaire dans l’opinion publique –, parmi les plus dures de l’Union européenne, et un timide changement de cap. Force est en effet de constater que la loi française du 31 décembre 1970 (maintes fois révisée dans le sens d’une aggravation des peines encourues), pour sévère qu’elle soit, n’a pas limité l’usage et

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Société Santé
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