Asile aux Farc : que vaut la parole de Sarkozy ?
Alors que Nicolas Sarkozy se déclare prêt « à accueillir les membres des Farc qui renonceraient à la lutte armée », l’Italienne Marina Petrella, réfugiée en France depuis 1993, se meurt en prison.
dans l’hebdo N° 1010 Acheter ce numéro
Mercredi 2 juillet, à l’Élysée, en direct sur toutes les télévisions, Nicolas Sarkozy se félicitait de la libération d’Ingrid Betancourt devant ses enfants et déclarait : « La France est prête à accueillir les membres des Farc qui accepteraient de renoncer à la lutte armée. » Étrange promesse lorsqu’on sait qu’une Italienne, ancienne membre des Brigades rouges, réfugiée en France en vertu d’un engagement identique de l’un des prédécesseurs du Président, François Mitterrand, est actuellement en train de croupir à la prison de Fresnes. Condamnée à perpétuité en Italie pour des faits remontant à près de trente ans, elle était, comme quelques centaines d’autres, venue reconstruire sa vie ici, en signalant dès son arrivée en 1993 sa présence aux autorités françaises. Des autorités qui lui avaient délivré une carte de séjour en bonne et due forme, et, quelques années plus tard, un diplôme d’assistante sociale, avant de l’embaucher dans plusieurs de leurs administrations locales [^2] C’était un samedi d’avril 1985 : François Mitterrand avait répondu à
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