La motion d’indifférence

François Cusset  • 10 mai 2012 abonné·es

Soulagement. Fin d’une pénible apnée. Même si l’histoire, comme dirait l’autre, se répète en farce : jadis, il y a environ trente et un ans, le roi François naissait tel, élu de rien d’autre que lui ; aujourd’hui on peut le fabriquer en labo, avec un peu de marketing, une gymnastique vocale, une dose de tactique et un zeste de circonstances, interchangeable donc, avec pour seul mérite de nous libérer du pire. La messe est dite.

Il est une question, pourtant, qu’on aurait dû poser plus tôt, dès qu’a commencé le déluge : et si on décidait de s’en foutre ? De s’émanciper de tout ça, de ce résultat tant attendu, attendu en suffoquant depuis deux semaines, en maugréant depuis cinq ans ? Et si on votait tous la motion d’indifférence ? La vraie liberté, si ce mot peut dire autre chose que celle de consommer, la vraie autonomie, pas celle des monades du cosmos

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