Freescale peut-il être sauvé ?

Le site industriel toulousain, menacé de fermeture, est le dossier chaud de l’entre-deux-tours des législatives. Un repreneur promet de conserver 235 emplois, mais la direction retarde les négociations.

Anaïs Gerbaud  • 14 juin 2012 abonné·es

Quand ils ont appris leur licenciement en 2009, les salariés de l’usine Freescale de Toulouse ne se sont pas battus pour leurs emplois. Une forte mobilisation, entachée d’affrontements violents avec les CRS, leur avait permis alors de négocier de meilleures indemnités de licenciement. Mais, depuis plus d’un an, une bataille est menée pour une reprise du site. Les patrons texans de cette unité, qui fabrique des puces électroniques pour l’industrie automobile, avaient programmé en mai 2011 la fermeture de l’atelier de production. Seules 260 personnes sur 821 ont depuis retrouvé du travail, dont 170 en CDI. De l’usine, il ne reste donc plus que le pôle Recherche et développement, qui compte 500 salariés.

De son côté, l’intersyndicale (CGT et CFTC) a demandé un moratoire au ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, pour empêcher la fermeture du site, et parle d’un repreneur, resté anonyme, qui prévoit de garder 235 emplois. John Palacin, un des conseillers

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Travail Économie
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