Du village à la métropole

L’intercommunalité reste largement absente du débat pour les municipales. La quasi-totalité des communes sont pourtant concernées, avec de nombreux reculs démocratiques à la clé.

Michel Soudais  • 27 février 2014 abonné·es

Pour la première fois, à l’occasion des élections municipales des 23 et 30 mars, les électeurs des communes de plus de 1 000 habitants éliront également un ou plusieurs conseillers communautaires. La quasi-totalité des communes sont concernées puisqu’au 1er janvier, 36 614 d’entre elles étaient adhérentes d’un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre. Un terme administratif générique qui désigne toutes les formes de regroupements de communes : communauté de communes, communauté d’agglomération, syndicat d’agglomération nouvelle, communauté urbaine ou métropole. Jusqu’ici, les conseillers communautaires qui siégeaient dans ces instances étaient élus au sein de chaque conseil municipal au suffrage indirect, mais ce système était critiqué étant donné l’importance des compétences transférées.

À y regarder de près, le « progrès démocratique » est loin d’être la panacée. Le vote se fera toujours sur un seul bulletin. Simplement celui-ci comprendra deux listes, celle des élus municipaux et ceux qui, parmi eux, siégeront au conseil communautaire. Ce qui ne permet guère au citoyen d’arbitrer politiquement les débats de son intercommunalité, dont majoritairement il ignore qui la dirige. Pour

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