Licenciée après le harcèlement sexuel d’un manager, une équipière fait plier McDo aux prud’hommes
Après une procédure longue de plus de deux ans, une salariée du fast-food de la gare de l’Est, à Paris, a obtenu la nullité de son licenciement, après avoir accusé un formateur de harcèlement sexuel et moral.

Des mois d’attente, de doutes et cette impression pesante de crier, parfois, dans le vide. Et puis la délivrance, finale : Mélanie, 47 ans, vient de remporter une longue bataille aux prud’hommes face au géant américain, McDonald’s.
L’équipière, qui justifiait d’une ancienneté de plus de 23 ans pour l’entreprise, travaillait au fast-food de la gare de l’Est, à Paris, depuis 2019. Elle avait été licenciée pour inaptitude le 24 janvier 2022, n’ayant pas répondu aux propositions de reclassement de la part de son employeur. Un licenciement dont elle contestait les motifs, accusant un manager de l’avoir harcelée sexuellement et moralement, ce qui avait abouti à plusieurs arrêts maladie.
J’ai gagné, je n’arrive pas à y croire.
MélaniePlus de deux ans plus tard et après un délibéré qui s’est tenu mardi 8 octobre, la décision a été communiquée le lendemain : l’employeur devra verser 39 189 euros de dommages et intérêts pour licenciement nul. « J’ai gagné, je n’arrive pas à y croire », réagissait Mélanie, à l’annonce d’une décision qu’elle attendait depuis si longtemps.
Le combat de Mélanie permet d’examiner les failles dans l’obligation de sécurité au travail que doit à ses salariés l’entreprise Areas, numéro 1 de la restauration dans les gares de France, et opérateur du McDonald’s à la gare de l’Est. Surtout : il donne à voir la manière dont les faits de harcèlement moral et sexuel sont traités en interne.
EmpriseLes faits remontent au mois d’octobre 2020 et ont commencé quelques jours seulement après l’arrivée de ce manager, dont le rôle est de former les équipes. Après des premières remarques déplacées, et ce parfois devant d’autres salariés,
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