Dépolluer la cité

La critique du système publicitaire prend de l’ampleur. En guerre contre la taille et la densité des affiches mercantiles, les mouvements antipub sont gagnés par des préoccupations environnementales. Et réciproquement.

Rémy Artignan  • 22 mars 2007 abonné·es

Samedi 24 février, 14 h 30, canal Saint-Martin, à Paris. Une cinquantaine de personnes écoutent des membres des Déboulonneurs, association de désobéissance civile qui milite contre l'oppression publicitaire. Brefs discours sur le système de la publicité, la légitimité de la désobéissance civile et la non-violence. À l'aide d'un haut-parleur, un des porte-parole avertit les occupants des fourgons de CRS de ce qui va se passer et leur demande d'attendre la fin pour intervenir, si possible sans violence. Puis le petit cortège se met en route, au son de l'accordéon, vers deux panneaux géants qui, en quelques instants, sous les applaudissements des spectateurs, se retrouvent barbouillés de slogans. Les militants tagueurs se dirigent ensuite vers les forces de l'ordre en brandissant bombes de peinture et cartes d'identité, encouragés par un public qui reprend en coeur « le Barbouilleur », sur l'air du « Déserteur » de Boris Vian [^2].

Ce type de manifestations, qui se répètent chaque mois dans différentes villes, témoigne d'un mouvement de fond : la contestation des dérives du système publicitaire a pris de la voix ces

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Écologie
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