À Redeyef, les héros sont fatigués

Le 23 octobre, les Tunisiens élisent une assemblée constituante. Mais dans la ville où la révolution a éclaté, le doute s’installe et le découragement menace.

Thierry Brésillon  • 20 octobre 2011 abonné·es
À Redeyef, les héros sont fatigués

Les Tunisiens sont appelés le 23 octobre à désigner l’assemblée qui va rédiger la Constitution et institutionnaliser l’ère post-dictature. Redeyef peut savourer sa victoire : c’est dans cette ville de 30 000 habitants, au cœur du bassin minier de Gafsa, au sud-ouest du pays, que le feu révolutionnaire qui a fini par exploser en décembre 2010 à Sidi Bouzid s’était allumé…

En janvier 2008, des chômeurs avaient protesté contre les responsables locaux du syndicat UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens, syndicat unique) des ouvriers des mines de phosphate, qui détournaient à leur profit les embauches attribuées sur critères sociaux par la Compagnie des phosphates de Gafsa (la CPG, l’une des plus grosses entreprises tunisiennes).

L’État, le RCD

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