PS : une décomposition inachevée

Pris en tenaille entre La République en marche et la France insoumise, le PS n’en finit pas de se déliter. Sa reconstruction, sous quelque forme que ce soit, paraît bien hypothétique.

Michel Soudais  • 5 juillet 2017 abonné·es
PS : une décomposition inachevée
© photo : Zakaria ABDELKAFI/AFP

Y croire encore. Un peu. Espérer. Henri Weber, longtemps chargé de la formation au sein du parti au poing et à la rose, et éternel optimiste, résume ainsi dans une tribune publiée par Marianne (25 juin) le sentiment de la plupart des responsables de son parti : « Le Parti socialiste n’est pas mort, mais son pronostic vital est engagé. » Certes, comme on le rappelle rue de Solferino, le PS est encore à la tête de nombreuses collectivités locales ; il conserve un important réseau d’élus. Mais aux municipales de 2014, marquées par la perte de quelque 160 villes de plus de 9 000 habitants, il n’en a pas moins perdu près de la moitié, soit 30 000 environ. Avec pour conséquence immédiate la non-réélection de 17 sénateurs et la fin de sa majorité au Sénat.

Depuis, tous les signaux d’alarme se sont mis à clignoter. Aux départementales et aux régionales, en 2015, avec encore la perte de vingt-six départements, d’une dizaine de régions, de quelque centaines d’élus et un peu plus de collaborateurs. À la présidentielle (6,36 %) et aux législatives (7,44 %), où le PS qui avait 291 élus en 2012 n’en conserve que… 30. Une déculottée électorale qui se double cette fois d’une catastrophe financière puisque le PS sera privé, pour

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Politique
Publié dans le dossier
Le PS est mort, vive la gauche !
Temps de lecture : 6 minutes

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