Le « miracle » portugais
Le gouvernement a redressé le pays à rebours des préconisations de Bruxelles. Mais au prix d’options critiquées.
dans l’hebdo N° 1550 Acheter ce numéro

Déficit budgétaire, chômage, croissance… À la lecture des tableaux de bord macro-économiques, le Portugal non seulement revient de loin mais fait désormais mieux que plusieurs de ses voisins. En 2015, quand le socialiste António Costa arrive au pouvoir, les électeurs viennent de sanctionner le gouvernement de droite, qui a accepté une cure d’austérité équivalente en rudesse aux mesures imaginées par l’UE pour la Grèce. Le pays est au bord de la banqueroute et, en contrepartie d’un plan d’aide de 78 milliards d’euros, c’est une troïka – Banque centrale européenne, Commission européenne et FMI – qui dicte la feuille de route : flexibilisation du droit du travail, horaires accrus sans augmentation de salaire, retraites réduites, taxes et impôts en hausse, recul des dépenses publiques et privatisations, y compris dans la