Le « miracle » portugais

Le gouvernement a redressé le pays à rebours des préconisations de Bruxelles. Mais au prix d’options critiquées.

Patrick Piro  • 24 avril 2019 abonné·es
Le « miracle » portugais
© photo : Le socialiste António Costa a augmenté le salaire minimum et les petites retraites.crédit : Dominika Zarzycka/NurPhoto/AFP

Déficit budgétaire, chômage, croissance… À la lecture des tableaux de bord macro-économiques, le Portugal non seulement revient de loin mais fait désormais mieux que plusieurs de ses voisins. En 2015, quand le socialiste António Costa arrive au pouvoir, les électeurs viennent de sanctionner le gouvernement de droite, qui a accepté une cure d’austérité équivalente en rudesse aux mesures imaginées par l’UE pour la Grèce. Le pays est au bord de la banqueroute et, en contrepartie d’un plan d’aide de 78 milliards d’euros, c’est une troïka – Banque centrale européenne, Commission européenne et FMI – qui dicte la feuille de route : flexibilisation du droit du travail, horaires accrus sans augmentation de salaire, retraites réduites, taxes et impôts en hausse, recul des dépenses publiques et privatisations, y compris dans la

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Monde
Temps de lecture : 4 minutes

Pour aller plus loin…

Affaiblie, Giorgia Meloni droite dans ses bottes
Analyse 8 avril 2026 abonné·es

Affaiblie, Giorgia Meloni droite dans ses bottes

Après des discours musclés en campagne électorale, Giorgia Meloni s’est employée à rassurer les marchés et ses alliés internationaux recouvrant sa radicalité d’extrême droite originelle. Mais depuis sa défaite électorale au référendum de mars, la première ministre italienne semble renouer avec de vieilles tentations autoritaires.
Par Olivier Doubre
Résister aux lois sécuritaires : la leçon italienne
Récit 8 avril 2026 abonné·es

Résister aux lois sécuritaires : la leçon italienne

À un an de la fin de son mandat, Giorgia Meloni fait face à sa première véritable crise politique. Si l’on regarde en arrière, elle n’est en mesure de revendiquer que des mesures construites sur une série de paniques morales. Mais les mouvements sociaux italiens ont su lui porter la contradiction.
Par Giovanni Simone
Meloni : derrière le vernis modéré, un défouloir politique
Décryptage 8 avril 2026

Meloni : derrière le vernis modéré, un défouloir politique

En trois ans et demi à la tête du gouvernement italien, Giorgia Meloni a tenu la distance sans vraiment tenir ses promesses de révolution néofasciste.
Par William Jean
« Giorgia Meloni a pris une place centrale dans l’internationale des nationalismes »
Entretien 8 avril 2026 abonné·es

« Giorgia Meloni a pris une place centrale dans l’internationale des nationalismes »

Nicola Fratoianni, le codirigeant d’Alleanza Verdi e Sinistra (Alliance des Verts et de la Gauche) se réjouit de la victoire du « non » au référendum sur la réforme de la justice voulue par le gouvernement d’extrême droite de Giorgia Meloni. Ce sursaut constitue pour lui un espoir pour le bloc progressiste.
Par Olivier Doubre