Manuel Valls ou la gauche

En annonçant que « la gauche peut mourir », le Premier ministre tente surtout de mettre en accusation les « frondeurs » du PS. Mais il s’expose à un effet boomerang.

Michel Soudais  • 19 juin 2014 abonné·es
Manuel Valls ou la gauche
© Photo : AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN

Un spectre hante désormais la gauche. Celui d’une mort possible. Samedi, devant le conseil national du Parti socialiste, Manuel Valls a voulu marquer les esprits. Pour ce faire, bien que cette réunion se tienne à huis clos, le Premier ministre a distribué à la presse son discours ; ses principaux passages ont également été diffusés en direct par le compte twitter du PS, muet sur toutes les autres interventions. Nul n’ignore donc que le chef du gouvernement interprète le résultat des européennes comme le signe d’un possible basculement « dans une nouvelle ère » où « la gauche peut mourir ».

S’agissant du PS, la dramatisation de Manuel Valls a visiblement pour but de rejeter la responsabilité sur les parlementaires « frondeurs » du PS, sur les écolos et le Front de gauche. C’est-à-dire précisément sur tous ceux qui préconisent

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Politique
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