L’honneur des services publics

L’Internationale des services publics publie 16 vidéos montrant l’engagement au service de la collectivité de 20 millions de travailleurs à travers le monde.

Patrick Piro  • 21 mai 2018
Partager :
L’honneur des services publics
© Photo : capture d'écran

Alors que les fonctionnaires et agents sont appelés à faire grève et manifester mardi 22 mai contre la politique du gouvernement Macron-Philippe à l’appel de leurs neuf organisations syndicales, on trouvera des motivations supplémentaires dans le soutien à la fonction publique au visionnage d’une série de 16 courtes vidéos produites par l’Internationale des services publics (ISP, ou PSI en anglais).

À lire aussi >> Fonction publique : Le privé en embuscade

Cette fédération syndicale internationale, qui représente 20 millions de personnes travaillant dans 163 pays à travers le monde, met en scène l’engagement de travailleuses et de travailleurs qui portent haut la bannière des services publics au sein de leur syndicat.

Il y a Georges, « qui a connu la guerre aussi », pleinement solidaire des réfugiés syriens qui affluent au Liban. Dans la région de Wadi Khaled, il soutient avec son syndicat l’installation d’infrastructures d’approvisionnement en eau pour leurs besoins, « parce qu’il est important d’aider les gens ».

Negro Davi travaille à la Propreté de Salvador, la ville la plus « black » du Brésil. Le ramassage des déchets est une tâche parfois éprouvante, et parfois déconsidérée des citoyens. Dans son syndicat, Negro Davi se démène, dans les quartiers, pour le respect et la dignité de ces travailleuses et travailleurs « sans qui les maladies infectieuses prolifèreraient ».

Avoir accès au soin, pour Younous Mahadjir, médecin militant à l’Union des syndicats du Tchad, c’est un des pôles d’une bataille plus globale « qui comprend aussi l’alimentation et l’éducation ». Il a subi la torture sous Hissen Habré en raison de son engagement pour la démocratie.

Chelsea Yeager, aux États-Unis, est agent pénitentiaire, un métier mal perçu, se désole-t-elle. Dans un pays où les institutions répressives sont régulièrement sur la sellette, elle défend l’honneur de sa mission : « Apporter la sécurité et du bien-être aux détenus ».

Infirmières, enseignants, pompiers, d’Afrique, d’Asie, des Amériques, d’Europe, du Proche-Orient : toutes et tous ont à cœur l’engagement professionnel et souvent militant au service de la collectivité, très proche des humains, bien loin des ratios de retour sur investissement.

Ces vidéos (en version française) sont aussi à voir sur la chaîne Vimeo de PSI : vimeo.com/user6551614

À lire aussi >> Des économies de fonctionnaires

Économie Société
Temps de lecture : 2 minutes
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

La pollution, un impensé colonialiste
Analyse 6 février 2026 abonné·es

La pollution, un impensé colonialiste

Chlordécone aux Antilles, pénuries d’eau à Mayotte, aires d’accueil de gens du voyage contaminées, quartiers populaires asphyxiés… Les populations racisées paient le prix fort d’un racisme environnemental que l’écologie dominante peine encore à nommer.
Par Thomas Lefèvre
À Hellemmes-Ronchin, « on paye pour notre mort »
Reportage 6 février 2026 abonné·es

À Hellemmes-Ronchin, « on paye pour notre mort »

Depuis plus d’une décennie, l’association Da So Vas dénonce des conditions de vie alarmantes sur l’aire d’accueil en bordure de Lille et demande des solutions de relogement. Ce lieu est devenu un symbole du racisme environnemental subi par les gens du voyage.
Par Thomas Lefèvre
La mémoire fragmentée des enfants d’immigrés
Histoire 5 février 2026

La mémoire fragmentée des enfants d’immigrés

Marquées par les traumatismes de guerre, de racisme ou de pudeur, les histoires familiales des enfants issus des générations postcoloniales peinent à être partagées. Face à ces silences, les enfants héritent d’une mémoire fragmentée, et peinent à retrouver leur récit.
Par Kamélia Ouaïssa
Immigration : absents des plateaux, les premiers concernés créent leurs propres espaces d’expression
Analyse 5 février 2026 abonné·es

Immigration : absents des plateaux, les premiers concernés créent leurs propres espaces d’expression

Les médias dominants, ou mainstream, semblent aborder encore l’histoire coloniale et l’immigration à travers un regard dominant. Podcasts, médias indépendants et plateformes numériques deviennent alors des lieux de contre-récit, de mémoire et de réappropriation.
Par Kamélia Ouaïssa