COP 26 : la fin du blabla ?

Tandis que les pays développés restent concentrés sur l’atténuation des effets de leurs modes de vie et de production sur le réchauffement climatique, les pays du Sud sont déjà dans l’urgence de s’y adapter. Des actions globales et universelles à la hauteur des enjeux sont attendues.

Vanina Delmas  • 27 octobre 2021 abonné·es
COP 26 : la fin du blabla ?
Manifestation de communautés indigènes lors de la COPu200925 à Madrid en 2019.
© ERIK SIMANDER/AFP

Six ans après la signature en grande pompe de l’accord de Paris par 191 pays, il est temps de faire le bilan de ses promesses : limiter le réchauffement climatique « nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels » d’ici à 2100 et « poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5 °C ». En raison de la pandémie, les États ont eu une année supplémentaire pour revoir leurs ambitions climatiques à la hausse. Mais les plans de relance n’ont pas été aussi vertueux que prévu, la mondialisation effrénée a repris, et l’urgence climatique s’emballe toujours plus. « C’est comme si nous étions arrivés à la fin de l’examen, qu’il ne restait que les questions les plus difficiles et que nous manquions de temps, l’examen se terminant dans une demi-heure », a déclaré Alok Sharma, le président britannique de la COP 26 dans The Guardian.

« Nous avons un pouvoir immense. Nous pouvons soit sauver notre monde, soit condamner l’humanité à un avenir infernal », a renchéri Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, donnant le ton pour la COP 26, qui se tient à Glasgow (Écosse) du 31 octobre au 12 novembre, considérée comme le rendez-vous le plus important depuis la COP 21 en 2015.

Si le premier bilan des actions aura lieu en 2023, l’un des objectifs de la COP 26 est de mettre en place un cadre commun d’évaluation. « Nous entrons dans la mise en œuvre de l’accord de Paris. Les discussions porteront sur les profils des évaluateurs. L’idée serait d’avoir plusieurs parties prenantes (sociétés civiles, think tanks, chercheurs, États…) et le tout serait centralisé par la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), explique Aurore Mathieu, responsable des politiques internationales au sein du Réseau action

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Écologie
Temps de lecture : 10 minutes

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