Chez votre libraire, demandez le « tract »
Ni revues, ni livres, de nouveaux formats, courts, incisifs et peu coûteux s’imposent comme un phénomène de libraire et un mode d’expression pour des auteurs et autrices qui entendent mieux intervenir dans le débat public, en lien avec l’actualité.
dans l’hebdo N° 1691 Acheter ce numéro

© éditions Gallimard
À l’ère du web souverain, textes et publications diverses circulent de façon presque instantanée, même si les auteurs et autrices qui les écrivent mettent évidemment du temps à les concevoir puis à les rédiger. Du côté des maisons d’édition, intervenir dans le débat public reste une gageure, la fabrication de l’objet livre étant par définition assez lente. C’est ce qui a poussé plusieurs grandes maisons, avant même de se préoccuper de la question commerciale et de l’économie capricieuse du secteur, à publier des textes d’interventions, assez courts. Des opus rédigés plus rapidement qu’un ouvrage classique et dont les contingences matérielles de sortie sont considérablement allégées.
Comme souvent, c’est Gallimard qui a ouvert le bal avec sa collection « Tracts » (1), il y a bientôt trois ans. Reprenant ainsi le nom d’une collection que la grande maison publia dans les années 1930, sous la férule d’André Gide, avec des auteurs prestigieux comme Giono, Thomas Mann ou Jules Romains. À une époque où l’antifascisme devenait une urgence, cette initiative fut une véritable nouveauté dans le paysage éditorial français.
Vendus aujourd’hui à un prix modique (3,90 euros), ces petits « Tracts » d’une cinquantaine de pages ont davantage la forme d’une brochure de feuillets A4 pliés en deux et simplement agrafés. Vendus uniquement en librairies, tout comme les titres des collections concurrentes, ils sont tout de même dotés d’un numéro ISBN
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
Grégory Doucet : « Oui, un maire écologiste, ça change la vie »
« La hausse des droits de douane se répercute sur les ménages américains les plus modestes »
Susan George, grande conscience de « notre » gauche