Grève des agents périscolaires à Paris : « Nous sommes en souffrance »
Titularisation des vacataires, formations, remplacements : du 21 au 24 mai, les personnels de l’animation et les agents spécialisés des écoles maternelles (ASEM) de Paris sont en grève. Le but : obtenir de meilleures conditions de travail et une reconnaissance des métiers du périscolaire.

Ils y retournent. Ce mardi 21 mai, et pour trois jours, les agents du périscolaire de la ville de Paris sont en grève. Conséquence : plusieurs centaines d’écoles verront leur cantine fermée ces trois jours. En novembre, décembre et janvier, des animateurs, des responsables éducatifs et des agents spécialisés des écoles maternelles (ASEM) s’étaient déjà mobilisés pour de meilleures conditions de travail et de rémunération. Le dernier mois, « la mairie de Paris avait fait des micro-efforts, juge Nicolas Leger, cosecrétaire général du Supap-FSU, mais qui ne répondent pas aux besoins ».
« Ce n’est pas la première fois qu’on se mobilise, s’indigne le cosecrétaire, et dans le périscolaire nous assistons à une précarité historique. » Il dénonce : « Après la première mobilisation, les réponses restent insuffisantes, il n’y a pas eu d’opérations massives de titularisation des vacataires. » La contractualisation des agents vacataires est l’une des premières revendications de leur syndicat et de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), également impliqué dans le mouvement social.
« Une forme de dégradation du service public »« Il y a environ 11 000 vacataires à la ville de Paris, en majorité travaillant pour la direction des affaires scolaires et la moitié sont réguliers et permanents, parfois même pendant dix ou quinze ans. C’est inadmissible ! » Et illégal : la vacation sert à « une tâche précise, ponctuelle et limitée à l’exécution d’actes déterminés » selon l’article 1er du décret n° 88-145 du 15 février 1988.
Outre la question des vacations, celle des rémunérations est aussi très présente. Surtout après l’incapacité de la mairie à la résoudre à l’issue des premières mobilisations. « Avec un budget aussi élevé, on estime que nous méritons plus que quelques centimes », critique Lounes Semsoum, responsable éducatif dans une école du 18e arrondissement. En 2023, « les crédits relatifs à la famille et à la petite enfance atteindront 119 millions d’euros »,
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