La censure, signe des temps

Une exposition au Centre Pompidou revient sur les rapports entre éditeurs et pouvoir politique depuis l’après-guerre.

Olivier Doubre  • 24 novembre 2011 abonné·es

Flaubert, Sade, Nabokov, Henri Alleg, François Maspero, Jean-Jacques Pauvert, Jérôme Lindon, Jacques Laurent, le général Aussaresses, Régine Desforges… Qu’ont donc en commun ces auteurs et ces éditeurs ? D’avoir été poursuivis pour « outrage aux bonnes mœurs », d’avoir publié des ouvrages saisis pour « atteinte à la sûreté de l’État », d’avoir été condamnés pour « incitation à la haine raciale », « injure au chef de l’État », « apologie de faits de torture » ou « atteinte à la vie privée ». D’avoir donc été visés par une mesure de censure. Certains procès anciens font évidemment sourire aujourd’hui, tel celui intenté à Flaubert pour la «  dépravation  » de Madame Bovary .

On sourit déjà moins lorsqu’on se souvient que Jean-Jacques Pauvert fut condamné en 1956 à de lourdes amendes pour avoir réédité les œuvres

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Idées
Temps de lecture : 4 minutes