Cette affaire d’État
dans l’hebdo N° 1108 Acheter ce numéro
Au moins, ceux-là ne défileront pas sur les Champs-Élysées ! Et ils ne feront pas remonter en flèche la cote de popularité du président de la République. À toute chose malheur est bon. Mais, à leur manière, ils ont confirmé que le football est un enjeu politique. Pour preuve : à l’heure où nous écrivons, notre ministre Roselyne Bachelot, sur ordre de Nicolas Sarkozy, réunit le capitaine de l’équipe de France, l’entraîneur et le président de la Fédération. Faute de « traître » diffusant à la presse le verbatim de ce camp du drap d’or version sud-africaine, nous sommes condamnés à l’imaginer. La ministre : « J’en appelle à l’amour du maillot, que dis-je, au sursaut républicain ! » Le capitaine : « Oui, mais Niko n’a pas dit “enculé” ! » Domenech : « Ou, s’il l’a dit, ce n’est pas très grave puisque ça m’était adressé. » La ministre (au bord de la crise de nerfs) : « Mais, je