Ne pas oublier les Syriens

Si l’on veut se soucier des Syriens, il faut admettre que la rébellion ne cessera pas avec un accord qui leur imposerait de nouveau le boucher de Damas.

Denis Sieffert  • 30 septembre 2015 abonné·es

Du haut de la tribune des Nations unies, lundi, Vladimir Poutine a proféré une vérité première : ce n’est ni aux États-Unis ni à la France de choisir les dirigeants syriens. On ne saurait évidemment aller contre. Il aurait pu ajouter que ce n’était pas non plus à la Russie ou à l’Iran. Avouons tout de même que cette belle profession de foi démocratique a de quoi étonner de la part de l’autocrate du Kremlin. Mais il a raison sur un point : on parle beaucoup de la Syrie depuis quelques semaines, et trop peu des Syriens, de chair et de sang, et souvent de sang. C’est le résultat d’une lecture exclusivement géopolitique du conflit qui n’a guère de considération pour la réalité du terrain. En fait, la crise a remobilisé les capitales étrangères à partir du moment où tout le monde a

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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