Tarnac : Le fiasco de l’antiterrorisme

Dix ans après les faits qui leur sont reprochés, les inculpés de Tarnac voient arriver leur procès, le 13 mars. Le journal en ligne Lundi matin publie les archives de l’affaire.

Ingrid Merckx  • 7 mars 2018 abonné·es
Tarnac : Le fiasco de l’antiterrorisme
Le 11 novembre 2008, des hordes de policiers débarquent dans le village de Tarnac pour arrêter neuf personnes.
© THIERRY ZOCCOLAN/AFP

Le procès de Tarnac va s’ouvrir le 13 mars, presque dix ans après les faits. Le 11 novembre 2008, vingt personnes soupçonnées d’être impliquées dans le sabotage, trois jours plus tôt, de quatre lignes SNCF sont interpellées par des hordes de policiers à Paris, à Rouen, dans la Meuse et à Tarnac, en Corrèze. Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, annonce que ses services ont mis la main sur un groupe de « l’ultra-gauche, mouvance anarcho-autonome ». C’est le début de l’affaire dite « de Tarnac », impliquant un groupe de jeunes gens de ce village, sous l’égide d’un leader présumé, Julien Coupat. Neuf sont placés en garde à vue pendant 96 heures. Le 15 novembre, quatre sont libérés et placés sous contrôle judiciaire. Les autres sont écroués. Motif : « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte terroriste ».

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Idées
Temps de lecture : 4 minutes

Pour aller plus loin…

« Pour la Maison Blanche, la guerre devient un jeu qui tourne en dérision la mort de l’ennemi »
Entretien 27 mars 2026 abonné·es

« Pour la Maison Blanche, la guerre devient un jeu qui tourne en dérision la mort de l’ennemi »

Les images de guerre ont radicalement changé de nature. W. J. T. Mitchell, l’un des grands théoriciens américains des visual studies, décrypte les politiques de l’image qui anesthésient et pourquoi certaines résistent encore aux instrumentalisations.
Par Juliette Heinzlef
Trahison d’un État protecteur : anatomie d’un ressentiment
Essai 25 mars 2026 abonné·es

Trahison d’un État protecteur : anatomie d’un ressentiment

Le sociologue Alexis Spire interroge la défiance croissante des gouvernés vis-à-vis de l’État et des politiques de protection sociale, soumises aux attaques des politiques néolibérales.
Par Olivier Doubre
Marine Tondelier : « Ce n’est pas parce qu’on a subi des revers électoraux qu’on va baisser les bras »
Entretien 24 mars 2026 abonné·es

Marine Tondelier : « Ce n’est pas parce qu’on a subi des revers électoraux qu’on va baisser les bras »

De la vague verte des municipales de 2020 il ne reste que l’écume. Le second tour des municipales a été une douche froide pour Les Écologistes avec la perte des plus grandes villes, sauf Lyon, et peu de conquêtes. La secrétaire nationale du parti confie sa déception et fustige les divisions de la gauche, sans remettre en cause l’idée d’une primaire de la gauche hors LFI pour 2027. 
Par Vanina Delmas et Lucas Sarafian
Ada Colau : « En France comme en Espagne, les gauches doivent se mettre d’accord coûte que coûte »
Entretien 16 mars 2026 abonné·es

Ada Colau : « En France comme en Espagne, les gauches doivent se mettre d’accord coûte que coûte »

Après huit ans à la tête d’une équipe municipale qui a transformé Barcelone (2015-2023), l’ex-maire revient sur son héritage politique et appelle les gauches espagnole et française à construire des alliances larges pour stopper l’extrême droite et proposer un projet politique de justice sociale et de paix.
Par Pablo Castaño