Théâtre : Vitez, homme de sens
Vingt ans après la mort du metteur en scène, Éloi Recoing, Nada Strancar et Jean-Marie Winling témoignent de leur travail à ses côtés.
dans l’hebdo N° 1097 Acheter ce numéro

Le 30 avril 1990, on apprenait avec stupeur la mort d’Antoine Vitez. Ce grand homme de théâtre, qui avait été nommé à la direction de la Comédie-Française, disparaissait brutalement à l’âge de 60 ans, avant d’avoir pu réaliser totalement ce qu’il avait mis en œuvre. Mais il avait tant inventé, tant entrepris auparavant ! Il avait pourtant abordé tardivement le théâtre, à 36 ans, car il s’était d’abord consacré à une activité littéraire, en étant le secrétaire d’Aragon et en s’adonnant à la traduction du russe et du grec. Il était d’ailleurs aussi un grand poète, ce qui peut se vérifier quand on lit ses nombreux écrits publiés aux éditions POL. Le théâtre fut, cependant, sa vie. Il fut même un révolutionnaire de cet art, incompris, chahuté, hué avant d’être applaudi. De 1972 à 1980, il fit
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