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22 mai 2011, par Christophe Kantcheff
Une édition de bonne tenue, un palmarès sans grande subtilité, qui exclut Habemus papam de Nanni Moretti, le Havre d’Aki Kaurismäki, ou l’Apollonide, de Bertrand Bonello, qui aurait été ma palme d’or. Voilà ce que je retiendrai de ce festival de Cannes 2011, qui n’a pas proposé de chocs véritables (à l’instar d’Oncle Boonmee l’an dernier) mais dont la sélection ne comportait pas non plus de films qui n’avaient rien à y faire, sauf la Source des femmes, de Radu Mihailianu (contrairement à l’an dernier, qui (...)
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22 mai 2011, par Christophe Kantcheff
Les tout derniers jours du festival sont généralement les plus éprouvants. En raison de la fatigue accumulée bien sûr – qui, par exemple, rend moins vigilant et ouvre grand la voie aux erreurs et bizarreries d’écriture : ainsi, dans la chronique d’hier, j’ai allègrement transformé le titre du film de Jafar Panahi, Ceci n’est pas un film en Ceci n’est pas une pipe. Mais, chers lecteurs, ne cherchez pas, l’erreur est maintenant corrigée.
Il n’y a pas que la fatigue, il y a aussi les regrets. De ne pas (...)
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21 mai 2011, par Christophe Kantcheff
Nous étions quelques-uns ce matin au sortir de la projection de This must be the Place, de Paulo Sorrentino, présenté en compétition, à nous sentir « salis » par le film qu’on venait de voir. Les parangons de vertu et les sectateurs de la censure utilisent ce genre d’expression la plupart du temps quand un film contient selon eux trop de sexe ou de lucre. Je l’utilise, quant à moi, pour signifier que This must be the place est un objet poisseux du point de vue du cinéma.
Les problèmes, le film les (...)
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20 mai 2011, par Christophe Kantcheff
Je trouve toujours un intérêt particulier à écrire sur les films qui me posent des problèmes de point de vue de spectateur. Le nouvel opus de Pedro Almodovar, la Piel que habito (la Peau que j’habite), présent dans la compétition, en fait partie. On peut le considérer de deux manières, en fonction du point de vue adopté. Vision positive : en racontant une histoire foisonnante de deuil, de liens familiaux inconnus, de changement de sexe, Pedro Almodovar reprend tous ses motifs habituels dans un film où (...)
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19 mai 2011, par Christophe Kantcheff
Encore un film cosmique ! Mais si le trip métaphysique de Terrence Malick, The Tree of life, n’est pas dénué d’une certaine splendeur, l’apocalypse selon Lars von Trier, sujet de son nouveau film en compétition, Melancholia, a la lourdeur du plomb.
Après un prologue pompeux en diable, où des images d’inspiration surréaliste succèdent aux inévitables visions de l’espace planétaire, le tout sur du Wagner gonflé à bloc, le film se décline en deux parties, « Justine » et « Claire », du nom des deux sœurs qui (...)
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17 mai 2011, par Christophe Kantcheff
Le Havre est une très belle ville, faite pour être filmée. Ce n’est pas le syndicat d’initiative de la ville qui le dit, mais l’auteur de ces lignes, natif de Rouen, la rivale haute normande. La ville qui n’est pas tournée sur elle-même mais vers le large, celle qui stimule l’imaginaire, c’est le Havre, « ville ouverte ».
Le nouveau film d’Aki Kaurismäki, présenté en compétition, au titre sobre et parfait, le Havre, en est une nouvelle preuve. Pour le cinéaste finlandais, le Havre, c’est avant tout un port, (...)
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16 mai 2011, par Christophe Kantcheff
C’était le film le plus attendu à Cannes depuis… l’an dernier ! Des rumeurs répétées avaient en effet annoncé la présence sur la Croisette du dernier opus de Terrence Malick en 2010. Mais le film alors n’était pas prêt. Les festivaliers se sont donc levés encore plus tôt ce matin pour la projection de 8h30, afin de ne pas passer à côté du Graal, présenté, enfin !, ce lundi en compétition (et en salles à partir de demain, mardi). Mais ils sont nombreux, malgré tout, à avoir été refoulés.
Avec une telle attente, (...)
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15 mai 2011, par Christophe Kantcheff
On dit souvent du festival de Cannes qu’il fonctionne comme une bulle imperméable aux événements du monde, que les festivaliers s’agitent pour aller de films en films, de rendez-vous en rendez-vous, sans un œil ou une oreille pour ce qui se passe en dehors. Hier soir (samedi), les parois de la bulle n’ont pas tenu face à la nouvelle qui s’est très vite propagée pour être copieusement commentée : l’arrestation de Dominique Strauss-Khan pour agression sexuelle.
À Cannes, cette « intrusion » n’est pas (...)
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15 mai 2011, par Christophe Kantcheff
Combien de jeunes acteurs extraordinaires Luc et Jean-Pierre Dardenne découvriront-ils ? Depuis la Promesse (1996), où apparaissait pour la première fois Jérémie Renier, devenu depuis leur comédien fétiche, Émilie Dequenne (Rosetta), Morgan Marinne (le Fils), Déborah François (l’Enfant), Arta Dobroshi (le Silence de Lorna) ont été révélés par les frères cinéastes. Et c’est encore le cas avec Thomas Doret dans leur nouveau film, le Gamin au vélo, en compétition officielle, et en salles mercredi.
Thomas Doret (...)
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14 mai 2011, par Christophe Kantcheff
« Polisse » de Maïwenn
Polisse, de Maïwenn, est le premier film français à entrer dans la compétition. Très éclectique sélection française qui, avec Maïwenn, réunit Michel Hazanavicius, l’auteur des Oss 117 avec Jean Dujardin, qui vient ici en compagnie de son acteur préféré dans un film muet et en noir et blanc ; Alain Cavalier, avec un film qu’on annonce très insolite où le cinéaste apparaît avec Vincent Lindon ; et Bertrand Bonello.
Mais revenons à Polisse, qui semble avoir fait sensation auprès des (...)
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13 mai 2011, par Christophe Kantcheff
« We need to talk about Kevin »
Attention, mères de tous pays, si votre bébé vous recrache sa purée de carottes à la figure, méfiez-vous : il y a des risques qu’il devienne plus tard un serialkiller. Voilà, à peu près, le message que fait passer We need to talk about Kevin (« Il faut qu’on parle de Kevin », quel titre !), de la britannique Lynne Ramsay, en compétition. Un film tout en nuances (hum hum…), qui commence par l’image délicatement symbolique d’une foule qui se bat avec de la peinture rouge. Le (...)
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11 mai 2011, par Christophe Kantcheff
Tout doux, tout doux, il démarre tout doux ce 64ème festival, avec le sempiternel Woody Allen cannois, Minuit à Paris, qui, cette année, fait l’ouverture de la sélection officielle, hors compétition, et qui sort en salles ce mercredi. Woody Allen, c’est comme un bon vieux copain qu’on retrouverait de temps en temps pour réentendre les mêmes bonnes vieilles histoires, réarrangées chaque fois différemment, et qui continueraient à nous faire sourire. À Cannes, l’an dernier, You will meet a tall dark (...)