Bonjour Claude Marie,
Je me souviens d’un débat où Fabrice Nicolino faisait remarquer que depuis qu’il existe, le mouvement écologique n’avait que très peu fait progresser les causes qu’il défendait. Dans un long article qui a suivi, il donnait son explication, à savoir la tiédeur, voire la compromission des responsables écolos avec les décideurs locaux. Manque de vigueur du combat en quelque sorte.
Je suis d’accord sur le constat mais pas sur l’explication. Car c’est sûrement sur le local, là où les gens se rencontrent, travaillent ensemble, que l’on a obtenu quelques résultats.
La raison de l’échec tient à la communication des associations qui a ignoré le grand public, celui qui fait l’opinion et que nos adversaires bichonnent pour mieux la tenir sous sa coupe.
La presse dite alternative est restée dans les cercles de convaincus, là où elle est la moins nécessaire. Cela reste vrai aujourd’hui, mis à part quelques initiatives commerciales à faible contenu.
En lançant l’âge de faire, j’espérais beaucoup mieux que ce que nous avons réalisé car je croyais avoir fait ce qu’il fallait pour obtenir une large participation des associations et médias partenaires au lancement d’un journal dont la vocation est, entre autres, de faire connaître à beaucoup de gens ce qui se fait au sein de ces mêmes associations.
Elles ne l’ont pas compris, l’appel n’a été que peu entendu et nous ne tirons qu’à 40 000 exemplaires au lieu de ... 200 000 ? Le champ est libre devant nous et notre abonnement à 10 € à la portée de tous.
Avec Sarkosy, la désinformation atteint des sommets, sans complexe. La question est de savoir si nous voulons vraiment changer cette dure réalité.
Bien à toi,
Alain Duez