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16 mai, par Christophe Kantcheff
L’auteur de La Vierge, les coptes et moi raconte sa collaboration avec l’association de cinéastes.
Le réjouissant premier long métrage de Namir Abdel Messeeh, la Vierge, les coptes et moi, a fait partie l’an dernier de la programmation à Cannes de l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion (Acid). Un an plus tard, le réalisateur explique ici ce que l’Acid a apporté à la jolie carrière de son film , au moment où l’association lance une pétition et publie un texte dans le Monde. Une tribune, (...)
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16 mai, par Christophe Kantcheff
Monsieur Sapin veut l’application de cette convention collective des techniciens du cinéma, ce qu’il appelle la « raison ».
Michel Sapin, actuel ministre du Travail, a été pendant plusieurs années président du conseil régional du Centre. À ce titre, parce que cette région est devenue un acteur non négligeable de la politique publique d’aide au cinéma, il a acquis une certaine connaissance de ce milieu et plus largement de celui de la création. Résultat de son expertise : « Dans le domaine de l’art et de (...)
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16 mai, par Jacques Vincent
Retour plein de panache de Crime and The City Solution après une très longue absence.
La découverte du Birthday Party de Nick Cave puis de la suite avec les Bad Seeds a été accompagnée de celle d’une cosmogonie d’astres noirs gravitant autour de ce noyau électrique. Pour la bonne raison que beaucoup de musiciens jouaient dans plusieurs groupes en même temps, éventuellement d’un instrument différent suivant le groupe, ou partaient pour monter leur propre formation, qui s’ajoutait à cette constellation. (...)
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16 mai, par Anaïs Heluin
Anne-Laure Liégeois redécouvre une œuvre méconnue, métaphore de la fin d’un monde, grinçante et absurde.
Colonnes imposantes, escalier monumental et toit rivalisant avec le ciel, la maison-décor conçue par la metteuse en scène Anne-Laure Liégeois et le scénographe Yves Bernard a la grandeur des choses sur le déclin. Elle tombe en miettes, mais continue d’imposer sa loi aux hommes qui l’habitent. Une loi si tarabiscotée que les pauvres sont forcés de se faire contorsionnistes, acrobates en quête (...)
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16 mai, par Olivier Doubre
Une intrigue dans le milieu des réfugiés politiques italiens à Paris.
Un petit délinquant romain, Filippo Zuliani, s’évade en 1987 d’une prison italienne. Presque par hasard, avec son compagnon de cellule, Carlo, ancien des Brigades rouges, qui ne l’avait pourtant pas convié à se faire la belle avec lui. Rapidement, Carlo, qui a fasciné le garçon des nuits durant par ses récits des luttes des années 1970, lui ordonne de le laisser – et, « si les choses tournent mal », de fuir en France chez sa fiancée (...)
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16 mai
Quelques avancées, mais point trop n’en faut.
Après neuf mois de travail et une centaine d’auditions, le rapport Lescure a été remis lundi 13 mai à la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti. Une réflexion dense et un antidogmatisme affiché qui permettent quelques avancées, parmi lesquelles une dépénalisation de la riposte graduée, l’abandon de l’idée de « couper » les sites contrevenants et le soutien aux licences libres, notamment dans les domaines pédagogiques. Mais point trop n’en faut. La nécessité (...)
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16 mai
Coup d’envoi du cinquième rendez-vous photographique de Sète.
Coup d’envoi du cinquième rendez-vous photographique de Sète. Une édition qui fait la part belle au reportage, à travers plusieurs lieux de la cité héraultaise. Parmi la quinzaine d’expositions, sous la houlette de Christian Caujolle, commissaire, Hugues de Wurstemberger propose une série sur le peuple sahraoui et Marie-Laure de Decker des portraits de rebelles du Frolinat (Front de libération du Tchad), saisis en 1975. Roger Ballen (...)
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15 mai, par Christophe Kantcheff
Une sélection à dominante franco-américaine et un « off » qui ne passera pas inaperçu.
Des Américains et des Français. La sélection de la compétition officielle cette année à Cannes fait la part belle à ces deux grandes nations du cinéma. Un choix revendiqué par Thierry Frémaux, le délégué général du festival : « Nous avons voulu exprimer une réalité, a-t-il expliqué au Film français (hors-série n° 12, du 10 mai) : en soutenant son cinéma, la France soutient le cinéma des autres pays du monde. Mais nous avons (...)
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9 mai, par Christophe Kantcheff
Dans l’Esprit de 45, Ken Loach raconte, au moyen d’images d’archives et de témoignages, la séquence de 1945 à 1951, quand le Parti travailliste, au lendemain de la guerre, a pris le pouvoir en Grande-Bretagne. L’occasion, pour le cinéaste britannique, de faire des allers-retours entre cette époque où s’inventait un idéal social et la période actuelle, marquée par un affaiblissement des luttes.
L’entretien a eu lieu le mercredi 1er mai. Un bon jour pour rencontrer Ken Loach. La fête des travailleurs est (...)
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9 mai, par Christophe Kantcheff
Le film de Ken Loach est moins un hommage à un passé glorieux qu’un film encourageant.
L’esprit de 45, ce sont d’abord des images de liesse : en Grande-Bretagne, c’est la fin des bombardements et le retour des soldats. Il y a dans l’air un sentiment d’allégresse et la conscience d’être forts ensemble, de pouvoir changer la vie. « Un pour tous, tous pour un », proclamait alors un manifeste du Parti travailliste. Le documentaire de Ken Loach ne donne pas une leçon d’histoire mais ouvre une fenêtre sur (...)
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9 mai, par Marion Dumand
Avec la Nuit du capricorne, le jeune auteur Grégoire Carlé donne corps aux frémissements d’une enfance en voie d’achèvement.
« Une chaude nuit d’été. Les années 90, le vide des banlieues résidentielles, leurs squares, leurs canaux endormis. » Voilà : le cadre est planté dès les deux premières phrases. Autour des pavillons, on voit presque les arbres bruire. De fines lignes horizontales parcourent les surfaces claires, les aplats noirs absorbent les angles, les tuiles des toits sont pattes de mouche à (...)
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9 mai, par Gilles Costaz
Agathe Alexis et Alain-Alexis Barsacq montent Huis clos, ce classique très moderne, en l’arrachant à son cadre bourgeois.
Drôle de classique du théâtre moderne que Huis clos, de Jean-Paul Sartre ! C’est à la fois un coup de génie novateur et une pièce fabriquée avec de vieilles ficelles. Contaminé par l’horreur du monde dans lequel il vit, Sartre, en même temps que Camus, aborde les terres inédites de l’absurde. Mais l’un et l’autre ne trouvent que de manière prémonitoire et fugitive le langage que les (...)
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9 mai, par Christophe Kantcheff
Je ne saurais trop vous recommander de lire le très riche numéro 28 de Stradda.
Ce sont souvent des groupes informels, dont les membres restent anonymes par souci de protection et parce que la notion de collectif est importante. Ils mènent des actions spectaculaires – happening, canular, performance, « hacking »… – en investissant l’espace public, la rue ou le Web. Ils existent dans de nombreux pays, parfois des dictatures où ils risquent la prison, s’adressant aux populations pour les choquer, (...)
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2 mai, par Olivier Doubre
Michel Politzer est parti à la découverte de ses parents, disparus durant son enfance. Une quête entre mémoire et histoire.
Au creux de la clairière du mont Valérien, Michel Politzer « jette un sourire pâle à Francis », son fils, et lit « tout à coup sur son visage une douleur » : « Il a vu, lui, sur la terre battue, les poteaux d’exécution ; il en est bouleversé et moi, une fois de plus, je ne les ai pas vus, à soixante ans de distance. […] Le réel est là, dans les yeux de Francis, je mesure alors que je (...)
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2 mai, par Christophe Kantcheff
Cunégonde était mon amoureuse en classe de 4e.
Je ne voudrais pas faire de peine à Cunégonde (si tant est que ces lignes lui parviennent), mais je trouve que les poèmes de Houellebecq ressemblent à ceux dont elle m’abreuvait au collège. Cunégonde était mon amoureuse en classe de 4e. Son prénom signifie « audacieuse », « celle qui ne craint rien ». La jeune fille que j’ai connue était tout le contraire. Fragile, angoissée. Du genre à achever un poème ainsi : « La nuit n’est pas finie/Et la nuit est en (...)
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2 mai, par Denis Constant-Martin
Jean Wiéner a contribué à introduire les musiques américaines en France dans les années 1920. Ses duos miraculeux avec Clément Doucet sont aujourd’hui réédités.
Au cours d’un entretien qu’il m’avait accordé vers la fin des années 1970, Jean Wiéner racontait avec beaucoup d’émotion sa découverte des musiques américaines. Après la révélation de ragtimes rapportés des États-Unis par le pianiste Yves Nat, la rumeur de sonorités absolument nouvelles, incarnées dans la revue Laissez-les tomber par les danseurs Gaby (...)