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Par Bernard Langlois - 11 juin 2010

A quand l’impact ?

Israël-Palestine suite ; et pas fin, pour sûr. Beaucoup de commentaires de lecteurs de ce blog, suite à mes précédents billets, je vous y renvoie. Pratiquement pas de dérapages antisémites, ce dont je me réjouis (j’ai juste viré deux “ posts ” un peu limite), mais à peu près toute la gamme des réflexions, émotions, opinions que suscite l’interminable conflit du Proche-Orient.

Je veux juste, pour répondre à tous, ajouter ici ma position personnelle telle qu’elle s’est constituée au fil des ans, témoigner de mon évolution (car j’ai longtemps cru, comme certains lecteurs, à la « bonne volonté » israélienne …) Je reprends ici — pardonnez si c’est un peu long —, l’intégralité d’un bloc-notes de janvier 2009 (l’offensive sur Gaza venait d’avoir lieu), qui, sous le titre « Préparez-vous à l’impact ! », prenait comme “ accroche ” cette image-ci :

Vous-vous souvenez sûrement de cet accident, qui ne fit aucune victime. Voici ce que j’écrivis alors, dont je crois qu’il n’y a rien (hélas !) à changer ; et je laisse aussi la digression sur les services publics, bien d’actualité aussi !

PREPAREZ-VOUS A L’IMPACT !

On imagine la tête des passagers quand retentit dans la cabine l’injonction du commandant de bord : « Préparez-vous à l’impact ! »

C’était la semaine dernière, et nous avons tous vu l’aéronef flottant sur Hudson River, sur fond de gratte-ciel, et portant sur ses ailes ses 155 occupants en l’attente des secours. On sait qu’il n’y eut point de dommages humains, hors une jambe cassée. Et que ce miracle n’en est pas un : c’est au sang-froid et à l’expérience du pilote (et de l’équipage avec lui) que tous ces voyageurs en péril doivent d’avoir eu la vie sauve.

Puissent-ils s’en souvenir la prochaine fois que les compagnies aériennes mégoterons sur les salaires, la formation ou les temps de récupération du personnel navigant ; et plus généralement sur la sécurité au sol et en l’air : être transporté au bout du monde en quelques heures a un coût qui ne peut être réduit ad libitum. Tous ceux qui ont quelquefois frémi en prenant place dans un coucou hors d’âge aux pneus manifestement usés jusqu’à la corde comprendront de quoi je parle.

Comme une médecine, il y a une aviation commerciale à deux vitesses.

LE RAIL AUSSI.

Comme il y a un transport ferroviaire : une SNCF qui met le paquet sur les lignes de TGV jugées rentables ; et abandonne peu ou prou à leur triste sort bien des dessertes régionales ou locales, quand elle ne les ferme pas tout bonnement.

On comprend sans peine la fatigue et la colère de bien des usagers (pardon : il faut hélas dire maintenant des « clients » …) de la Région parisienne qui subissent trop souvent retards et interruptions de trafic intempestifs, quand ils ne se heurtent pas aux grilles fermées d’une gare.

On les comprend : qu’ils comprennent aussi le ras-le-bol de cheminots aux conditions de travail dégradées, agressés régulièrement pas des loubards, en butte à la mauvaise humeur des voyageurs et qu’une direction roublarde balade dans des négociations en trompe l’œil.

Pourtant, l’un dans l’autre, nous avons encore des trains qui nous transportent avec assez de fiabilité et de sécurité, et c’est aux cheminots qu’on le doit ; ça risque fort de ne pas durer encore longtemps et que nous connaissions un jour prochain le sort du rail britannique, privatisé par la droite, ce que le grand progressiste Tony Blair se garda bien de remettre en question : retards ubuesques, dysfonctionnements en série, dégradations innommables — et jusqu’aux catastrophes ferroviaires (plusieurs dizaines de morts) qui obligèrent l’Etat à se réengager en partie — toujours selon l’excellent principe de la socialisation des pertes après que la privatisation des profits a eu joué son rôle nourricier auprès des actionnaires : le capitalisme est une grande chose !

Alors quand notre ridicule omni-président ne trouve rien de mieux à dire que de déclarer la guerre au syndicat Sud-Rail (le plus combatif, de loin), on est tenté de lui rétorquer : « Préparez-vous à l’impact ! »

REPIT A GAZA.

Les tracts balancés sur Gaza avant que ne s’abattent les bombes au phosphore ou à l’uranium appauvri (on sait depuis la première guerre du Golfe que celui-ci est utilisé pour accroître la pénétration des obus ; de là, peut-être, le nom de « plomb durci » ?) ces tracts donc, à leur cynique manière, ne disaient pas autre chose : « Préparez-vous à l’impact ! ».

Le prévenant message n’ayant d’autre but que d’affoler un peu plus une population civile qui n’avait nulle part où aller !

Voici donc venue la trêve, qui durera ce qu’elle durera, mais qui est toujours un répit bon à prendre pour la population exténuée de la bande de Gaza. Rien n’est réglé, évidemment : l’agression israélienne dans sa violence barbare n’aura réussi qu’à générer une nouvelle éclosion de “ martyrs ” prêts à se faire sauter pour la plus grande gloire d’Allah en entraînant le plus d’Israéliens (voire de juifs, les barbus ne sont pas regardants …) possible dans la mort. Qui peut douter de l’enchaînement des barbaries, qui peut croire à une paix durable et à la cohabitation paisible un jour prochain de deux peuples dotés d’Etats reconnus et viables sur la terre palestinienne ?

Ce scénario bisounours auquel s’accrochent encore bien des braves gens, entraînés par de fieffés hypocrites qui les incitent « à sauter sur leurs chaises comme des cabris » en clamant : « Genève, Genève », n’a pas une once de crédibilité.

Israël ne veut pas la paix. Israël n’a jamais voulu la paix, pas plus le jour de sa création en 1948 que par la suite.

Le projet sioniste est et a été depuis toujours l’installation d’un Etat juif, ouvert aux juifs du monde entier conviés à le rejoindre, sur cette terre prétendue “ promise ” que Jéhovah attribua jadis aux enfants de Jacob, et qui s’étend bien évidemment de la Méditerranée au Jourdain (voire au-delà, jusqu’à l’Euphrate, pour les plus cinglés), incluant ces Territoires occupés qu’ils (les sionistes) appellent la Judée et la Samarie, du nom des provinces du mythique royaume.

Dans cet Etat idéal, pas de place pour les Arabes, sinon comme citoyens de seconde zone, qu’on tolère parce qu’on ne peut tout de même pas tous les massacrer.

LANGUE FOURCHUE.

Un projet : « Eretz, le grand Israël » ; un slogan : « L’an prochain à Jérusalem » ; une stratégie : faire croire par la voix des diplomates (comme ce sinistre Shek qui se répand partout) qu’on est un Etat pacifique et de bonne volonté (outre une démocratie présentable : et c’est vrai qu’il existe en Israël des élections libres et une presse qui l’est aussi), et poursuivre dans le même temps et au moindre prétexte une politique d’agression et de colonisation visant à restreindre l’espace vital des populations autochtones jusqu’à une peau de chagrin qui ne leur laisse plus guère d’autre choix que de s’exiler (quand elles peuvent) ou de végéter (quand elles survivent).

Et cela dure depuis Deir Yassine (avril 1948). Comme (presque) tout le monde, j’ai “ marché ” dans la propagande israélienne : j’ai cru à la fable du petit David se battant seul contre tous avec sa pauvre petite fronde ; ou (autre image moins biblique mais tout aussi valable pour ces admirateurs du Far-West !), celle du chariot autour duquel les Peaux-Rouges arabes font la danse du scalp. J’avais des excuses, j’étais jeune …

J’ai appris depuis à reconnaître l’agresseur de l’agressé, le bourreau des victimes.

Plus tard, comme (presque) tout le monde, j’ai cru, après Oslo (1993) à un possible accord de paix : l’assassinat de Rabin par un juif fanatique m’a guéri des illusions. J’ai compris qu’un pays qui, dans un même temps, négociait sur le thème : « la paix contre les territoires » et truffait, mitait frénétiquement ces mêmes territoires de nouvelles colonies, de nouveaux contournements, de nouveaux murs, de nouvelles garnisons, que ce pays, décidément, avait la langue fourchue.

Il n’est que de regarder les cartes, les vraies, celles où apparaissent les zones juives (colonies) dans une Cisjordanie censée devenir le futur Etat palestinien : vous avez dit bantoustans, apartheid, réserves indiennes ? Sale antisémite que vous êtes !

(Carte publiée dans le Diplo)

EN ATTENDANT BARACK.

Alors on nous dit, avec l’apparence de la candeur : mais pourquoi vous focalisez-vous sur un conflit qui, au fond, fait bien moins de morts que tant d’autres — en Afrique ou ailleurs ?

Certains font l’âne pour avoir du son : « Ah ! Un mort palestinien vaut plus à vos yeux qu’un mort darfourien, ou tutsi ! »

Bien sûr que non. Mauvais procès. Chacun pèse le même poids de souffrance et d’injustice. Mais c’est l’affrontement israélo-arabe lui-même qui pèse plus que tout autre.

Parce qu’il mêle tout à la fois la politique et la religion sur une zone de fracture qui est un baril de poudre ; parce qu’il est à l’épicentre de cette guerre des civilisations qui monte et qui va tous nous entraîner dans le désastre ; parce qu’il oppose des deux côtés des gens qui croient plus que tous autres dans l’Histoire qu’ils ont Dieu à leur côté ; parce que dans un monde qui a globalement liquidé (même mal, même très mal) ses guerres coloniales, c’est une ultime situation coloniale qui prévaut en Palestine ; parce qu’il y a l’arrogance d’un côté et l’humiliation de l’autre ; parce qu’Israël est une sorte de porte-avion occidental immobile fiché en terre arabe et musulmane et que c’est une véritable provocation. Parce que … On n’en finirait pas de recenser tout ce qui fait de ce conflit en apparence limité LE conflit qui peut (qui va ?) entraîner le monde dans une belle guerre définitive.

Ah mais suis-je sot ! Tout va changer puisque St Barack Obama prend enfin ses fonctions. Et il est vrai que (le petit président convulsif à nous qu’on a peut bien jouer les mouches du coche …) seuls les Etats-Unis peuvent tenter de ramener à un peu d’ordre et de raison l’ Etat voyou qu’ils protègent, arment et financent depuis si longtemps.

Ah, Barack ! Que ne lui prête-t-on comme qualités, comme bonne volonté, comme pouvoirs ! Sur Israël, il serait surprenant qu’il change la donne, il est entouré de zélateurs de Tel-Aviv. Sur tout le reste, on l’attend sur tant de fronts, on l’appelle à tant d’urgences, on lui présente tant d’écrouelles à guérir que la déception générale est déjà programmée, et pire encore peut-être.

Nous comprendrons quand nous l’entendrons dire : « Ici votre commandant de bord. Tous les moteurs sont en feu. Nous allons tenter un atterrissage de fortune. Préparez-vous à l’impact ! »

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Commentaires de forum
  • JPB 11 juin 2010 à 20:55

    Hélas Bernard, je ne veux pas que tu aies raison... Et pourtant c’est bien ce que je ressens confusément ...Franchement, j’ai l’impression que nous sommes au bord du gouffre.
    Allez, encore un ptit verre d’optimisme avant l’impact et à ta santé Bernard !!!

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  • l_arbre 12 juin 2010 à 01:02

    "75 " pour un arbre c’est jeune , pour un simple humain (e)comme moi , cela fait pas mal de guerres endossées .
    Les mondiales ;;"ça commence comme celà , ;un petit détail " qui peut nous en préserver ?
    Nous tous avec des journalistes courageux qui ne déguisent pas ’trop ’ les faits . ! Merci monsieur Langlois de continuer , les jeunes ont peût être plus de difficultés que nous à faire apparaître les faits en brut
    Tout est édulcoré , asseptisé , larvé , votre intégrité et votre reconnaissance peuvent t encore faire tache d’huile !
    Sans voyager : faire le tour des conflits est angoissant , et laisse un goût d’innachevé .
    Les paix , sont toujours précaires , l’humanité c’est comme un enfant ’ toujours lui rabacher ,
    ’ tu risque de fe blesser ’ .

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  • baloo 12 juin 2010 à 08:49

    Il faut toujours un prétexte pour déclencher la catastrophe qui permettra en réalité au monde entier de retrouver de la croissance ; de tous temps les guerres ont eu une origine économique et pour cacher cette bassesse il a fallu trouver des prétextes comme l’assassinat d’un archiduc ou les minorités sudètes par exemple.
    Feu mon grand père, combattant de 14 affirmait que "la guerre est génératrice de progrès et qu’une fois terminée les survivants sont bien contents, ne regrettent rien et recommencent..."

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  • beay 12 juin 2010 à 12:37

    je vous connaissais pas avant de tomber par hasard sur votre site et je suis admirative.
    tunisienne et palestinienne dans l’âme merci de dire les choses vraies et dévoiler les vérités. merci de la part d’une jeune tunisienne / arabe et musulmane et qui désespère des injustices de ce monde et de la lâcheté de nos gouvernements arabes.
    encore merci

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  • Sourire 12 juin 2010 à 17:20

    Les visages pâles ont la langue fourchue disaient les Peaux Rouges et toute l’ histoire coloniale a éclairé ce propos : civiliser, évangéliser ( c’ est très pacifique ) ont été les motifs avancés pour camoufler le brigandage, le pillage et la domination des visages pâles sur les peuples définis comme barbares et fermés ( non civilisés et intolérants), violents ou terroristes ( non pacifiques). En somme les visages pâles ouverts et pacifiques, donc animés des meilleures intentions, contre les visages rouges, bronzés ou noirs fermés, intolérants, agressifs, violents et animés des pires intentions.
    Aujourd’hui rien n’ a changé sauf les motifs de camouflage qui s’ appellent démocratie, droits de l’homme, urgence humanitaire, paix et puis lutte contre l’ intégrisme ( islamique s’ entend) et laïcité. Bien entendu, ces mots représentent des valeurs à défendre sans dogmatisme et en liaison avec le contexte réel. Tout ça pour dire que les plus beaux principes et les plus belles valeurs peuvent servir de paravent à des calculs néfastes à l’ humanité : qui veut faire l’ ange fait la bête disait Pascal.
    Israël est un état colonial construit par la purification ethnique des Palestiniens et qui se camoufle derrière la shoah et la violence des autres. Mais le véritable ennemi d’ Israël c’est lui même : cet état et cette société ne sont, eux mêmes , pas convaincus de leur légitimité, n’ ont tellement pas confiance en leur existence qu’ ils en sont malades et exigent toujours plus et ont peur de lâcher la moindre concession, malgré la reconnaissance de l’ OLP et le plan de paix arabe. La paix, on doit la trouver d’ abord en soi en luttant contre ses propres démons en se respectant soi même pour trouver foi en la vie.
    La caractéristique des sociétés coloniales c’ est qu’ elles sont incapables de lutter contre leur négativité précisément parce qu’ elles ont été édifiées sur le vol et un voleur, c’ est bien connu, n’ a jamais la conscience tranquille. En voulant à tout prix se faire légitimer, en toute mauvaise conscience, le voleur se heurte à la suspicion des uns, à l’ hostilité de ses victimes et se dit mal aimé. Et lui même ne s’ aimera jamais.
    Comme les états croisés du moyen âge, Israël finira par disparaître : les choses vont plus vite qu’ on ne pense et les vociférations de toutes sortes n’ y changeront rien.

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  • Jacquadit 13 juin 2010 à 16:03

    Bien d’accord avec toi Bernard : j’ai fini par comprendre un chouïa plus tôt...
    Ce qui me fout en rogne c’est ce foutage de gueule opéré depuis tant d’années...Mais au delà ça pose le problème du au nom de quoi peut-on mentir aussi longtemps ainsi à des gens de bonne foi , comme mapomme , et utiliser leur compassion et leurs sentiments humains ?....
    Le sujet est miné et ce n’est pas rassurant !

    Bon je laisse un lien qui ne t’a pas échappé , je suppose...

    http://www.article11.info/spip/spip...

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  • Séb. Font. 13 juin 2010 à 19:49

    « Le philosophe français Alain Finkielkraut a dénoncé dimanche le danger que représente à ses yeux "un mouvement islamo-gauchiste qui est ostensiblement indifférent à la mémoire de la Shoah". Invité à la 7e conférence sur l’enseignement de la Shoah, organisé par le mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, M. Finkielkraut a déploré que l’enseignement de la Shoah, notamment dans les écoles, "soit si difficile en France". Selon lui, "la situation au Proche-Orient risque d’amplifier ce mouvement de rage contre la mémoire de la Shoah qui existe" dans le pays.
    Dans une interview à l’AFP, le philosophe a désigné ce mouvement comme "l’union de gens issus de l’immigration et d’intellectuels progressistes, une sorte d’arc islamo-gauchiste qui m’inquiète". "Je crois que le moment où Auschwitz sera boycotté comme un produit israélien peut arriver", a-t-il ajouté, en faisant allusion au mouvement international pro-palestinien qui appelle au boycottage économique et culturel d’Israël.
    De son côté, François Zimeray, ambassadeur pour les droits de l’homme au ministère français des Affaires étrangères, également invité, a regretté que "la perception déformée de la Shoah par une partie du public en France amène à une négation d’Auschwitz". "Quand j’entends en France des gens comparer Gaza à un camp de concentration, c’est du révisionnisme contre lequel nous devons lutter", a-t-il estimé.
    Nommé l’an dernier par Bernard Kouchner comme responsable de la mémoire de la Shoah, M. Zimeray a participé cette année à la conférence de Yad Vashem en tant que délégué de la France à la "Task Force Internationale" (ITF) sur l’enseignement de la Shoah. Cet organisme, créé en 2000, compte 27 pays membres et a pour vocation de développer l’éducation sur la Shoah, la commémoration, la recherche et la lutte contre l’antisémitisme. _ »

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  • bernard V. 13 juin 2010 à 19:59

    C’est vrai que l’on entend comme un bruit de bottes en ce moment, comme si la rhinocérite d’Ionesco devenait une pandèmie, et reprendre l’article " à quand l’impact" est juste, comme pourraît être vraie l’annonce de Fidel Castro qui prédit une attaque d’Israël sur l’Iran, qu’évoquait déjà Bernard Langlois dans un autre article.
    Par ailleurs, quel cynisme cheu nous ! On masque les bruits de bottes par ceux des crampons de footballeux, bien joué - panem et circenses ? Attendons quand même septembre, ici, et l’Histoire, là-bas, dans ce "pays" nié depuis des décennies : la Palestine.
    Perso. j’aurais seulement aimé que Gandhi ait eu un petit frère ( ou petite soeur ) palestinien mais le Hamas comme l’ANC a légitimement fait ses choix... quelle tragédie !

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  • Sourire 13 juin 2010 à 21:33

    A propos du message de Sébastien Fontenelle : ces deux messieurs recourent, encore une fois, à la dissuasion en agitant le spectre de l’ antisémitisme et la négation de la shoah qui motiverait la solidarité avec le peuple palestinien pour la désavouer. Tant que cette solidarité restait confinée au monde arabo-musulman ou aux banlieues européennes, il était facile de la contenir.
    le fait est que cette solidarité s’ est considérablement élargie, dans le monde occidental, à des secteurs de l’ opinion tels qu’ ils suscitent l’ inquiétude d’ Israël et de ses soutiens. Il leur faut, donc, reprendre les bons vieux arguments si efficaces, jadis, pour paralyser toute velleité de critique ou de contestation.
    Rassurons les ! Par exemple, les Algériens ne luttaient pas contre les Français, en tant que tels, mais contre le système colonial français érigé par un pouvoir français. De la même façon, les Palestiniens ne luttent pas contre les Juifs, en tant que tels, mais contre un système colonial juif sioniste érigé par un pouvoir juif sioniste avec la bénédiction impérialiste occidentale et soviétique.
    Disons aussi que la souffrance d’ aujourd’hui n’ amoindrit pas la souffrance d’ hier et que celle d’ hier ne disqualifie pas celle d’ aujourd’hui. Bien au contraire, la souffrance d’ hier nous donne plus de force pour combattre celle ci.
    .

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  • Bernard Langlois 14 juin 2010 à 11:57

    Plein de choses intéressantes dans vos messages.

    Je vous recommande particulièrement le lien sur article 11 posté par Jacquadit

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  • 15 juin 2010 à 12:26

    Si condamner les actions d’Israël au détriment des Palestiniens constitue un acte d’antisémitisme, alors je suis antisémite. Il ne faut pas exagérer non plus, à quand les vrais reproches de la part des Etats occidentaux, et la véritable prise de conscience de la part des médias. La situation s’aggrave de jours en jours au Proche Orient, une poudrière qui n’a que trop duré. A ce train-là, Israël sera responsable de la troisième guerre mondiale et l’on assistera aux mêmes événements que ceux décrits dans nos livres d’histoire, et tous ça, dans l’indifférence générale !

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  • Jacquadit 15 juin 2010 à 19:25

    C’est quoi la définition d’un tabou ?

    Ce matin je suis tombé sur cet article de Wiki...

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande...

    Comme quoi le projet sioniste préexistait...Mais il semble s’être sacralisé...

    Il y en a un autre sur le 11/ 11// 2001 très intéressant...

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  • Unjeune 16 juin 2010 à 10:31

    @Jacquadit

    Oui, est même qu’avant ça, il y avait une notion très "tabou" (et si on interdisait l’utilisation de ce mot ? les débats gagneraient vraiment en intérêt) : la terre promise.

    Même que cette bible universelle de la vérité qu’est "Wiki" en parle : http://fr.wikipedia.org/wiki/Terre_...

    "Oh les vilains, depuis la nuit des temps ils préparent leur mauvais coup"...

    L’histoire, celle des manuels scolaires & de leur cyber-ersatz : wikipedia, peut se montrer terriblement subjective. Simplifier avec un "j’ai lu ça dans ceci-cela" ne fera pas bouger les lignes.

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  • 16 juin 2010 à 13:11

    Cher Monsieur Langlois,

    Après cette analyse, rien a ajouter ! Si ce n’est que nous sommes noyés par ces bons censeurs qui crient à l’antisémite chaque fois que nous mettons en doute l’honnêteté intellectuelle sur les désirs de Paix des Juifs Israéliens. Val triste sir qui "vire" Monsieur Siné de charlie hebdo pour antisémitisme (je n’ai d’ailleurs toujours pas compris lce que signifiait ce terme)

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  • 23 juin 2010 à 11:57

    la dimension tunisienne et palestinienne est forte : c’est ce que "la nouveauté de la création du concept " monde judéo-chrétien" ne veut reconnaître : ce qui se passe en palestine est le poinbt focal du malaise crise de cette perte de tout repère en occident : les victimes qui deviennent des coupables..

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  • sarah 23 juin 2010 à 15:52

    je ne veux pas jeter de l’huile sur le feu mais j’aimerai comprendre pourquoi quand Israël fait un geste comme la levée du blocus (sauf armes) de Gaza, on ne lit pas que ça va dans le bon sens ? Pas de réaction là de notre blogueur favori ? C’est dommage

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  • Bernard Langlois 23 juin 2010 à 17:23

    @ Sarah : faudrait-il s’extasier parce que, sous la pression de l’opinion internationale (et celle de la puissance tutélaire américaine), et pour redorer un peu son blason, Israël annonce une levée "partielle" (très !) d’un blocus que tout condamne ?

    Vous dites : "sauf les armes" ; c’est faux : les matériaux de construction aussi, sous prétexte qu’ils pourraient servir à construire des bunkers ! Faut-il rappeler que les Gazaouis ont subi des bombardements destructeurs et ont besoin de reconstruire leur pays ?

    Et puis, les convois devront accoster en Israël et leur cargaison sera acheminée par la route, au bon vouloir (souvent fort capricieux …) de la puissance occupante.

    Alors les "gestes" d’Israël, chère Sarah, laissent de marbre votre "blogueur favori" …

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