Crise de la presse
Fin de partie pour France-Soir, fondé par Pierre Lazareff, en 1944. Le tribunal de commerce de Paris a prononcé ce 23 juillet sa liquidation. Sa marque, son nom de domaine, ses archives et ses droits de reproduction seront vendus aux enchères. Auparavant, les salariés du journal avaient rejeté à l’unanimité l’offre de reprise du groupe Lafont Presse, qui prévoyait le maintien de seulement 6 salariés sur 53. De son côté, le Syndicat national des journalistes (SNJ) a adressé une lettre ouverte à François Hollande pour « sauver » Paris Normandie, en quête de repreneur. Le syndicat réclame une « remise à plat du dispositif des aides à la presse » pour ce titre, propriété du groupe Hersant, plombé par une dette de 200 millions d’euros.
Dans le rouge
La crise de la presse ne connaît pas de frontières : en Angleterre, The Guardian et The Observer, appartenant au même groupe et cumulant 45 millions d’euros de pertes, ont annoncé réduire leurs effectifs de 10 %. Soit une centaine de journalistes.
Floutage de gueule
Afin de préserver l’anonymat des personnes, une nouvelle fonction de floutage des visages qui apparaissent à l’écran est possible sur Youtube. Quand on sait que 4 milliards de vidéos sont visionnées chaque jour par les internautes sur cette plateforme, il était temps.
Feu vert
L’autorité de la concurrence a finalement donné son autorisation au rachat de Direct 8 et Direct Star (groupe Bolloré) par Canal + . Une décision qui marque l’entrée du groupe dans la télé gratuite (ce qui « laisse augurer une amélioration de la programmation », se réjouit la Scam), mais reste soumise à l’accord du CSA, prévu en septembre.


