« La pauvreté revient en Europe », a constaté Jan Zijderveld, un des dirigeants d’Unilever, géant anglo-néerlandais de l’agroalimentaire et des cosmétiques. Dans un entretien au quotidien allemand Financial Times Deutschland (27 août), l’homme estime que c’est bon pour les affaires, et dit s’inspirer des méthodes utilisées en Asie : « En Indonésie, nous vendons des échantillons individuels de shampoing pour 2 ou 3 centimes pièce, et pourtant nous gagnons de l’argent. » Unilever a ainsi testé le marché espagnol, dont une partie de la population a bascculé dans la misère. De là à penser que la multinationale compte tirer profit des plans d’austérité en Europe…

