Au turbin, les fainéants ! C’est, en somme, ce qu’exige la « troïka » (FMI, BCE, Commission européenne), dans une lettre adressée au ministre des Finances grec qui appelle à « augmenter le nombre maximum de jours de travail à six jours par semaine pour tous les secteurs ». Cette mesure, visant à baisser le coût du travail, prendrait place dans une grande réforme pour flexibiliser encore plus le marché du travail hellène et mettre son inspection du travail sous tutelle de l’Europe. « On veut transformer la Grèce en pays africain. On accepte de maintenir le pays dans la zone euro, mais on ne lui donne pas les mêmes droits que les autres », a réagi Rena Dourou, députée du parti Syriza (coalition de gauche) au Parlement. Elle se trompe toutefois sur un point : la Grèce n’est que le laboratoire des politiques sociales qui seront ensuite diffusées... au reste de l’Europe. Le néocolonialisme ultralibéral n’a pas fini son projet de destruction des civilisations.

