Un essai sur Samuel Fuller

Le critique Jean Narboni publie un essai en forme de « parcours affectif » à travers les films de l’auteur de Shock Corridor

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J ’ai tué Jesse James (1949), J’ai vécu l’enfer de Corée (1951), Violences à Park Row (1952), Le Port de la drogue (1953), La Maison de bambou (1955), Verboten ! (1959), The Big Red One (1980), Dressé pour tuer (1982)… Voici quelques-uns des titres de la filmographie de Samuel Fuller, un cinéaste souvent déconsidéré, perçu comme brutal, primaire, voire raciste… Le grand critique Jean Narboni publie un essai en forme de « parcours affectif » à travers les films de l’auteur de Shock Corridor (1963), Samuel Fuller, un homme à fables, rétablissant ainsi quelques vérités. Construit en une suite de brefs chapitres thématiques, le livre donne une autre image de cet homme complexe et farouchement indépendant, auteur de ses films jusqu’au bout des ongles, impertinent et libre. Comme à son habitude, Jean Narboni déroule son propos en s’appuyant sur des « pièces à conviction » précises, c’est-à-dire une connaissance intime des œuvres, soutenue par une vaste culture sollicitée avec élégance. Un exercice de justice et d’admiration, alors qu’une rétrospective Fuller se poursuit à la Cinémathèque, à Paris, jusqu’au 15 février.

Samuel Fuller, Un homme à fables, Jean Narboni, éd. Capricci, 149 p., 18 euros.

Rétrospective Samuel Fuller, à la Cinémathèque, 51, rue de Bercy, Paris XIIe.


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