Migrants : le gouvernement ne cède rien aux grévistes de la faim à Calais

Anaïs Vogel et Ludovic Holbein, en grève de la faim depuis le 11 octobre, ont encore interpellé, le 4 novembre, le président de la République.

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Jusqu’à quand l’État restera-t-il sourd à la demande d’humanité d’Anaïs Vogel et de Ludovic Holbein ? En grève de la faim à Calais depuis le 11 octobre, ils ont encore interpellé, le 4 novembre, le président de la République : « Aujourd’hui, nous, grévistes de la faim, associations et citoyens solidaires ne pouvons plus tolérer un hiver de plus qui serait encore fait de violences, d’expulsions, de vol des effets personnels, de traitements inhumains et dégradants », écrivent-ils dans une lettre ouverte.

Le soir même, un TER percutait un groupe de réfugiés érythréens qui rejoignaient leur campement. L’un est décédé. Alors que la condition des migrants s’aggrave à Calais, l’exécutif a dépêché, fin octobre, un médiateur, Didier Leschi, directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration. Sans résultat pour l’instant. Le 7 novembre, en pleine trêve hivernale, une cinquantaine de militants ont encore tenté d’empêcher l’expulsion d’un campement, avant de se faire chasser par la police.


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