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Par Claude-Marie Vadrot - 12 juillet 2012

Faut il sauver les poulets Doux ou les voitures Peugeot à tout "prix" ou changer ces productions ?

Le gouvernement et le préposé à la démondialisation et au Redressement productif (tout un programme !) se torturent les méninges, avec beaucoup d’autres, sur l’art et la manière de « relancer » la production automobile pour sauver Peugeot. Et s’ils avaient encore un sou dans leur cagnotte, ils nous mitonneraient une prime à la casse pour virer les vieilles caisses et les remplacer par des neuves. Double gaspillage perpétré au nom de l’emploi. Faute d’imagination. Notamment d’un certain Arnaud Montebourg qui appelle les Français à se « rassembler autour des voitures françaises ». Plus ridicule, on ne fait pas. Et quand il ajoute qu’il faut un plan pour "sauver la contruction automobile en France" plus ringard, on ne fait pas.

Le gouvernement et le préposé à la poursuite d’une Politique Agricole Commune qui ne s’intéresse qu’à la quantité et non à la qualité, se lamentent et exercent leur imagination pour sauver les poulets Doux, Dodu et consorts. Ils rêvent d’aider la poursuite de la « production » (on y revient, ce n’est pas de l’agriculture) de ses 253 millions de poulets annuels chimiquement et artificiellement nourris pour être maintenu en vie, notamment grâce à l’emploi d’antibiotiques, jusqu’au jour de l’abattage, six semaines au plus après la remise des poussins de quelques jours aux paysans éleveurs du début de cette chaîne de la bouffe. Si il restait un sou en caisse ils distribueraient des primes au grandes surfaces pour nous en faire manger plus. Poule au pot tous les jours ! De quoi inciter à se souvenir de Ravaillac...

Quel rapport entre les carcasses de bagnoles qui s’accumulent et les carcasses des poulets qui empoisonnent les consommateurs et la planète ? L’emploi, l’emploi sans réflexion sans réflexion à long terme, l’emploi à tout prix sans se poser la moindre question. Sauf le jour de la catastrophe annoncée. Cela fait des années que les poulets de batterie se vendent moins bien et que Doux ne survit qu’avec des subventions européennes à l’exportation. Cinquante à soixante millions d’euros chaque année. Cela fait des années que les Français réduisent leurs achats de voitures, pour des raisons écologiques ou économiques. Cela fait des années que les véhicules Peugeot (et d’autres) se bradent plutôt qu’elles ne se vendent. Tout le monde le savait et le disait. Cela fait des années que ce type d’entreprises se précipitent vers le mur du productivisme en sachant qu’elles vont s’y écraser ; cela fait des années que de rares économistes et de nombreux écologistes expliquent que ce ne sont pas les usines qu’il est nécessaire de changer, mais les produits. En faisant preuve d’imagination, en se souvenant que le monde et les consommateurs changent ; et que la planète rétrécit.

Bien sur les milliers de salariés de Doux et de Peugeot vont être mis au chômage, avec tous les drames que cela implique. Mais ce n’est certainement pas en prolongeant l’agonie des produits du passé ou de la dérive mondialisante qu’il sera possible de leur redonner des salaires et de l’espoir.

Ce serait le moment idéal, rêvons un peu, pour mettre en oeuvre la transition écologique : fabriquer des transports collectifs, des bus, des rames de métros, des wagons de chemin de fer ou de tramway à la place des bagnoles appelées un jour à disparaître. Reconvertir, cesser de pleurer sur des vieilles lunes et de vieux schémas, est-ce trop demander aux chantres d’un Redressement qui serait enfin productif ? Cela permettrait de sauver (d’inventer) de vrais emplois qualifiés au lieu d’envoyer les salariés pourrir dans des stages aussi languissants qu’inutiles ou de mettre en place à Aulnay un centre d’appel ou une « plateforme logistique » qui ne seront que de provisoires placebo.

Est- trop demander que d’envisager de vendre des poulets moins dégueulasses en cessant de subventionner ce qu’il faut bien appeler de la merde ? Cela permettrait de sauvegarder la santé des consommateurs, de moins polluer la Bretagne sans licencier un seul salarié, sans mettre en faillite un seul agriculteur et en redonnant aux uns et aux autres, la dignité qu’ils méritent.

Peut-être faut-il de temps à autre être politiquement incorrect ; non pas en passant la disparition des emplois par pertes et profits (pour Doux et Peugeot), mais en commençant à imaginer et à mettre en place des produits plus utiles et plus durables. Et en cessant de subventionner, directement ou indirectement, les errements des industriels pour qu’ils persévèrent dans leurs erreurs.

Il ne peut plus être question de prolonger des productions à l’agonie, il faut désormais les changer.

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Commentaires de forum
  • 13 juillet 2012 à 09:11

    a part de gros mensonges vous proposez quoi aux futur chomeurs de DOUX, PEUGEOT ... ????

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 13 juillet 2012 à 09:18

      Quels gros mensonges ?

      A part cela je propose la reconversion de ces usines pour qu’elles fournissent des produits plus utiles à la société.

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      •  
        Gromit 20 juillet 2012 à 13:02

        Il faudra penser aussi à reconvertir la presse pour que ses journaliste produisent des articles plus utiles à la société.
        Ou pour le moins qu’ils sachent un peu de quoi ils parlent.
        Le problème du transport collectif est avant tout un problème d’organisation et d’aménagement du territoire, et en trame de fond du prix des énergies, pas de véhicules disponibles sur le marché.
        Et Peugeot n’a pas attendu Vadrot pour produire des véhicule de transport collectif. Ceux-ci s’appellent en autres monospaces. telement collectifs que la plupart du temps il n’y a quel e conducteur à bord. On voit donc bien que ce n’est pas en regardant le monde de la petite lorgnette à Vadrot qu’on aura une bone vision des enjeux... et des solutions.

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    •  
      biere2008 15 juillet 2012 à 19:44

      Au lieu de produire n’importe quoi, c’est là que le revenu de vie prend toute sa place…
      le site http://appelpourlerevenudevie.org/
      et le nouveau site : http://revenudebase.info/

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  • Lomoberet 13 juillet 2012 à 11:05

    Et le français moyen (médiocre) de pleurer sur les emplois perdus !
    et de donner du travail aux chinois ou aux thailandais en achetant des voitures fabriquées à bas coût dans les pays d’extrème-orient
    Et pleurer sur le prix des carburants tout en continuant à le gaspiller et à payer des petro-dollars à des gens qui ne les méritent pas vraiment !

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  • Christiane 13 juillet 2012 à 16:10

    Monsieur Vadrot,je souscris sans aucune réserve à votre réfexion qui ne va pas dans le sens des vents dominants.

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  • Gromit 13 juillet 2012 à 23:16

    La vraie raison de la réduction de voilure chez PSA en France est avant tout celle de la délocalisation progressive de la production automobile vers l’Europe de l’Est.
    Et doit-on se réjouir de la fermeture d’usines automobiles ? Je ne pense pas. Il y a un vrai enjeu écolo sur ce plan, si nos constructeurs consentaient à mettre sur le marché des véhicules réellement plus économiques, on avancerait un peu vers une moindre dépendance au pétrole, tout en maintenant des emplois.

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 13 juillet 2012 à 23:24

      Peut-être, mais le problème à moyen terme , c’est la disparition progressive du transport individuel en Europe.

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    •  
      luddo 15 juillet 2012 à 06:20

      Le vrais problème de Peugeot, c’est Peugeot, 4 milliard d’aide de l’état, un marché booster par la prime à la casse, Peugeot qui distribue des bénefs en masse au actionnaire, quelque milliard de bénef, mais aidé par l’état.
      kesako !

      Peu de recherche, pas d’innovation, focaliser sur le diesel, baisse en gamme continu, et j’en oubli certainement.

      Ça semble logique qu’il ne mise que sur la production là ou les salaire sont les plus bas en Europe, et au plus prêt de leur marché sur les autres continents.

      Mais ou sont passé les modèle haut de gamme ? La production reflétant le savoir faire a la française, le confort et tout, cette hypothétique production qui aurait pu rester sur les chaîne d’assemblage en France.

      Si on ajoute à ce là surcapacité de production de voiture en France comme en Europe .....

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  • Gromit 14 juillet 2012 à 12:06

    Il y aura toujours besoin de véhicules individuels, à moyen, comme à long terme.
    Notamment pour les zones à habitat diffus.
    Mieux vaut que cette industrie soit en France que chez nos voisins. D’autant que nous avons toutes les compétences pour développer les solutions du futur.
    Je ne pense pas que ce soit une bonne chose de se délecter de la perte d’emplois et du développement du chômage, conséquence d’une politique du profit poussée à ses extrêmes.
    Une chose intelligente que pourrait faire ad-minima notre gouvernement serait de pousser encore plus le principe de bonus/malus sur le prix d’achat sur la base de l’étiquette énergétique et qui guiderait les choix des consommateurs.
    Et bien sûr une politique européenne orientée vers plus de social et la prise en compte des enjeux énergétiques et écologiques.

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 14 juillet 2012 à 12:50

      Certes, mais le besoin est et sera progressivement bien moins grand, d’où la mévente des voitures dans les pays occidentaux ; et j’ajoute que nous avons collectivement oublié que le chemin de fer (on disait le train sur route) desservait il y a soixante ans, la plupart des petits villages, proches de Paris ou lointain. Il suffit de relever le nombre de "rue de la gare" dans des communes où personne ne se souvient d’une gare et du train.

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      •  
        Gromit 14 juillet 2012 à 13:16

        La nostalgie du passé ne mène à rien.
        Il est souhaitable de le rail reprenne de l’essor, mais on ne retrouvera jamais la densité du réseau ferroviaire d’antan (ce n’est pas forcément souhaitable ni même toujours techniquement possible). La voiture existe, elle est utile, et par ailleurs les tissus urbains sont maintenant plus diffus. Donc bon gré mal gré il faudra faire avec le transport individuel dans l’avenir.

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        •  
          Thomas 14 juillet 2012 à 21:41

          Si le tissu urbain est plus diffus c’est a cause (ou grâce c’est selon) de la voiture. L’étalement urbain n’est pas né de la volonté d’urbaniste, il a été rendu possible par une économie carbonée et bagnolarde.
          Oui, il faudra peut etre faire avec le transport individuel à l’avenir, mais ce transport ne sera pas la voiture. La fête est finie. Au delà de la fin du pétrole et des métaux, le modèle de la voiture pour tous n’est d’ailleurs ni souhaitable ni techniquement possible.

          Je souscris pleinement aux propos de l’article. Pour utiliser des arguments qui iraient dans le sens d’un discours qui n’est pas le mien, si l’on veut que nos usines restent en France, elles doivent être innovantes.
          L’innovation n’est ni dans la voiture (surtout électrique) ni dans le poulet de batterie. L’innovation ne peut oblitérer les conditions de l’avenir, elle doit prendre en compte la finitude des ressources et l’injustice d’un système qui court à sa perte.

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          •  
            Claude-Marie Vadrot 14 juillet 2012 à 22:35

            L’étalement urbain est en grande partie lié au prix des terrains, des loyers et des prix au m2..

            J’ai été correspondant en URSS puis en Russie et j’ai constaté que tant que le terrain n’avait pas de valeur, Moscou (plus grande que Paris) ne s’est pas étalée dans les espaces ruraux au délà de son périphérique (109 kms) alors que le passage au capitalisme ultra libéral, avec son corolaire d’augmentation des loyers et des prix des appartements ainsi que la "valorisation" privée des terrains a provoqué une explosion de la ville hors de ses limites.

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          •  
            Gromit 14 juillet 2012 à 22:59

            Pourquoi donc ce rejet idéologique de la voiture ? La voiture, c’est de fait le mode de transport qui permet le plus d’autonomie et qui est capable d’aller partout facilement. Faut arrêter de faire des ancrages sur la voiture telle que vous la connaissez maintenant. Celle de l’avenir sera, je le souhaite, plus légère, plus économe en énergie, et pourra peut-être s’accrocher à d’autres voitures, un peu comme le projette Schuiten dans son utopie urbaine.

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            •  
              Karl-Groucho D. 15 juillet 2012 à 19:55

              « [...] Celle de l’avenir sera, je le souhaite, plus légère, plus économe en énergie, et pourra peut-être s’accrocher à d’autres voitures, un peu comme le projette Schuiten dans son utopie urbaine [...] »

              Et demain, on rase gratis ;-))

              Pourquoi donc ce culte idéologique de la voiture ?

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              •  
                Gromit 15 juillet 2012 à 21:05

                Je vois, groucho, que vous avez appris l’usage de la fonction copier-coller.
                encore un peu d’effort, bientôt vous saurez apporter des commentaires pertinents au débat.

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                •  
                  Karl-Groucho D. 16 juillet 2012 à 19:18

                  Car le vôtre l’est, bien sûr, « pertinent » ?

                  « Et demain, on rase gratis ;-)) »
                  Vous n’avez rien à répondre...

                  « Pourquoi donc ce culte idéologique de la voiture ? »
                  Vous n’avez rien à répondre...

                  Adieu.

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                  •  
                    Gromit 16 juillet 2012 à 20:14

                    Tsss.
                    Faut pas inverser les rôles, la charge de l’argumentation est avant tout du côté de ceux qui veulent la fin de la voiture.
                    Concrètement, que proposent-ils aux gens qui habitent en campagne profonde ou en banlieue ?
                    Je serais bien curieux de le savoir.
                    En attendant, les modes de transport individuel, qu’ils l’acceptent ou non, est voué à perdurer encore longtemps.

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                    •  
                      Karl-Groucho D. 16 juillet 2012 à 21:45

                      À part que ça vous arrangerait bien, quelle cause rationnelle ferait que « la charge de l’argumentation est avant tout du côté de ceux qui veulent la fin de la voiture. » ? Aucun argument, une fois de plus ;-))

                      « Concrètement, que proposent-ils aux gens qui habitent en campagne profonde ou en banlieue ? »
                      Il est difficile de demeurer dans une plus profonde campagne que la mienne.
                      Co-voiturage !

                      « Je serais bien curieux de le savoir. »
                      Si vous l’étiez (et si vous étiez sincère) , vous vous renseigneriez, et vous n’ignoreriez donc ni le co-voiturage ni le vélocipède, etc.

                      « En attendant, les modes de transport individuel, qu’ils l’acceptent ou non, est voué à perdurer encore longtemps. »
                      Oui.
                      En effet.
                      Certainement.
                      Pour décorer les rond-points déserts et les fond de jardin (comme abri pour les gallinacés), car, qu’en ferez-vous quand il ne sera pas plus possible de les rafistoler que de leur donner notre fric à boire, afin de finir de polluer notre biotope global ?

                      Parce que ça vous semble viril et bandant de scier la branche sur laquelle vous chantez, vous voudriez imposer cette intelligente action à chacun.

                      Ouééé ! Ça c’est drôlement malin !

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      •  
        luddo 15 juillet 2012 à 06:23

        j’abonde dans votre sens,
        et je rajoute que la politique de la voiture individuel a détruit plus qu’elle n’a rapporté.

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  • Gromit 14 juillet 2012 à 22:44

    Non, le processus n’est pas celui-ci. C’est avant tout la politique publique du logement et d’aménagement du territoire qui est prépondérante.
    En Russie, vous aviez un capitalisme d’Etat à orientation socialiste, et la conséquence c’est la construction d’immeuble de logements collectifs, quand les terrains appartenaient à l’Etat et que toute construction individuelle était découragée sinon refusée.

    En France, on a assisté à une urbanisation anarchique. Ce n’est pas la chèreté du terrain qui l’a favorisé, mais au contraire son prix bas, incitateur à aller toujours plus loin des centres urbains pour construire la maison de ses rêves (sous entendu la maison vue dans les films américains avec de l’herbe autour).

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 14 juillet 2012 à 22:54

      Si, car contrairement aux idées reçues (étant bien précisé que je n’étais pas un sympathisant de ce régime où j’ai été envoyé spécial pendant presque 20 ans) il était parfaitement possible en URSS d’être propriétaire de son appartement ou d’une maison individuelle. Mais, jamais, un soviétique, n’était propriétaire du terrain. Pour les mêmes raisons, Moscou a longtemps conservé d’immenses espaces verts car ils n’avaient pas de "valeur" étant propriétés de l’Etat ou des municipalités.

      Pour le reste, je suis d’accord sur les causes de l’urbanisation anarchique.

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      •  
        Gromit 14 juillet 2012 à 23:11

        En premier lieu, il faut savoir que la valeur d’un terrain n’est effectivement réellement visible que sur la base des transactions à titre onéreux, et exclusivement sous forme de vente.
        Mais ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de ventes que la valeur est nulle.
        Simplement, la seule chose que l’on peut dire est qu’on ne la connait pas.
        Ensuite, puisque comme vous le dites il était de fait totalement impossible en URSS d’acquérir un terrain (à titre onéreux ou non onéreux), cela veut dire que sur un marché, du point de vue d’un individu, sa valeur est infinie.

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        •  
          Gromit 14 juillet 2012 à 23:13

          Je précise : Valeur Infinie car inaccessible.

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  • RadTransf 14 juillet 2012 à 23:50

    Le truc c’est que les emplois chez Peugeot et Doux ne disparaissent pas parce que la consommation a changé mais parce que la production est délocalisé. Alors oui, en attendant le grand soir écologique il faut défendre les employés de Peugeot et Doux.

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    •  
      Gromit 15 juillet 2012 à 00:11

      Doux et Peugeot, c’est pas la même chose.
      Peugeot, c’est la baisse de la consommation (ou la consommation qui n’est pas soutenue par l’Etat, c’est une autre façon de voir la chose) , plus les délocalisations vers l’europe de l’Est, plus l’embargo de la France sur l’Iran.
      Doux, c’est à ce que je sais, avant tout un problème de banque.

      Le fond des deux, c’est le capitalisme est ses crises, dont la dernière crise financière et ses secousses secondaires à répétitions.

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      •  
        Claude-Marie Vadrot 15 juillet 2012 à 09:50

        Doux, c’est aussi une question de mévente d’un mauvais produit masquée par les subventions européennes. Doux est le plus gros bénéficiaire français des aides européennes.

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 15 juillet 2012 à 09:54

      Oui, bien sur, mais en changeant les produits et les équipements qu’ils fabriquent. Il n’est pas nécessaire d’attendre un grand soir écologique pour être intelligent et pour cesser de sauver des productions obsolètes du siècle dernier.

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      •  
        Léa 16 juillet 2012 à 09:46

        C’est un peu trop simple votre truc. Les gens sont des gens. Une bonne partie des salariés de Doux ou de PSA ne sauront pas fabriquer des produits plus écolos, qui sont souvent aussi des produits plus complexes, des process différents, notamment pour le poulet. Donc il faudra les former, ce qui est possible pour certains mais pas pour tous. Et il y a aussi la question géographique, est-ce que ces nouveaux produits seraient fabriqués dans les mêmes bassins d’emplois ?

        De plus, un poulet Doux c’est de la m... mais ce n’est pas cher. Et remplacer cette production par la production de poulets de qualité, cela se fait déjà, mais ils sont plus cher et donc on en consomme moins, car le pouvoir d’achat, lui n’augmente pas. Donc idem, les emplois ne seraient pas sauvegardés.

        La transition écologique, vous le savez, c’est aussi moins de consommation. Donc voilà, ça ne résout pas le problème. Et en attendant les salariés français en souffrance vont être remplacés par des salariés chinois exploités, les voitures seront produites quand même et pollueront toujours, alors autant essayer de garder chez nous les emplois d’une entreprise par ailleurs plutôt correcte avec ses ouvriers.

        Elle existe déjà, cette transition, chaque jour des entreprises embauchent dans le secteur de la production ou de la consommation écologique. Sauf qu’elles embauchent 1, 5, 15 personnes, qualifiées voire très qualifiées, pendant que 8 000 personnes peu ou pas qualifiées et surtout déconnectées du marché du travail sont sur le carreau, et y resteront. Vous leur proposez quoi, là, dans un mois, quand elles seront au chômage ?

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        •  
          Claude-Marie Vadrot 16 juillet 2012 à 14:47

          Il n’existe aucune bonne raison pour croire que les salariés de Peugeot et de Doux ne seraient pas capable de fabrique des produits différents ; d’autant plus que, pour les poulets, ils sont produits par des paysans travailleurs.

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          •  
            Gromit 20 juillet 2012 à 13:08

            Y a-t-il de bonnes raisons de croire que Vadrot serait capable de rédiger des articles différents, moins idéologiques et un peu plus basés sur les faits ?
            J’en doute.

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            •  
              Claude-Marie Vadrot 20 juillet 2012 à 13:21

              Existe-il une bonne raison de croire ou de penser qu’un jour cet interlocuteur anonyme cessera de me poursuivre de sa vindicte (ce qui n’est pas grave) en écrivant n’importe quoi (ce qui est plus grave) au nom d’une idéologie fumeuse dont je ne parviens pas à discerner les contours...

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              •  
                Gromit 21 juillet 2012 à 12:19

                Celu qui écrit n’importe quoi, c’est Vadrot.
                Notamment quand il écrit :
                "Quand au site industriels Peugeot il peut également se transformer progressivement en centre de production pour les transports collectifs sans toucher l’emploi"
                Ce qui illustre d’une totale méconnaissance en terme d’économie, pour le moins.

                De toute façon, votre prose est déjà totalement discréditée par ailleurs sur d’autres sujets, tels que celui de l’énergie.

                Un conseil :
                Restez-en donc au sujets people, et laissez traiter les sujets sérieux par des gens compétents.

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  • luddo 15 juillet 2012 à 06:01

    Le problème est bien la, Montebourg n’a pas compris sont role, a moins que ce soi la mission qui lui fut confier.

    Le but n’est pas de sauver des emplois, mais de facilité la création de nouveau en donnant au entrepreneur une perspective d’avenir.

    de toute façon soutenir l’industrie automobile en tentant de renouveler encore le parc actuel de voiture avec de la dette public n’est plus possible, ça à durée jusqu’à y a peu, en coûtant a la collectivité et ce juste pour repousser l’échéance.

    Idem avec Doux est les sub européen.

    Pour ma part, je ne mange plus d’animaux de batterie ( ex doux) et je roule en scooter, Peugeot malheureusement fabriqué en chine pour le plus grand bénéfice de la famille Peugeot réfugier en Suisse pour ne pas participé a la collectivité Française ( Belle mentalité)

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  • Caminelle 16 juillet 2012 à 11:40

    Absolument d’accord. Les agro-industriels et les industriels ne cherchent qu’un profit rapide et dévastateur en terme d’écologie et de respect humain, sur le plan du travail comme tout reste... Et le pouvoir politique ouvre sans état d’âme le porte-monnaie commun pour payer le chantage à l’emploi

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    •  
      Gromit 16 juillet 2012 à 20:08

      A part dire et répéter que les industriels sont des gros méchants pas bô, je ne vois guère de propositions alternative crédible venant de ceux qui fanfaronnent.
      En attendant, ces industries, elles procurent des revenus aux gens qui y travaillent, et elle produisent des aliments et produits manufacturés qu’ils achètent. Le fait de fermer ces usines en France ne fera que déplacer ces productions dans d’autres pays.
      Bien beau d’être contre tout, mais faut maintenant oser assumer ses positions et affronter les gens qui vont perdre leurs emplois.
      Je ne dis pas qu’il ne fait pas qu’il y ait une transition nécessaire, mais faut qu’elle se fasse intelligemment. et là, on n’y est pas du tout.

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        Claude-Marie Vadrot 16 juillet 2012 à 20:17

        Dans mon papier, j’ai clairement expliqué qu’il est possible de changer de poulets sans remettre en cause l’emploi des salariés ni ceux des éleveurs. Quand au site industriels Peugeot il peut également se transformer progressivement en centre de production pour les transports collectifs sans toucher l’emploi. Ce qui serait plus logique de "sauver l’automobile française" ou sauver les poulets de la malbouffe.

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          Karl-Groucho D. 17 juillet 2012 à 18:15

          Non.
          Pas « changer de poulets ».
          Les trois quarts de l’humanité vivent très bien sans viande, s’en passant, non par manque, mais par culture. Autant y venir avant d’y être obligé.
          Question consommation, pollution, etc., et (un détail pour certains admirateurs d’un supposé « progrès ») question respect de la vie des innocents, le biotope global (donc nous avec) ne s’en portera que mieux.
          J’attends toujours qu’on me donne des arguments valables et irréfutables prouvant que la vie de certains êtres vaudrait moins que celles d’autres (d’autres, fatalement « supérieurs », hein : ça vous rappelle pas quelque chose ?).

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            Claude-Marie Vadrot 17 juillet 2012 à 18:25

            Mieux vaut manger du poulet que de la viande de boeuf, l’impact écologique est deux fois moins important.

            Quant à convaincre les Français de ne plus manger de viande, c’est encore plus difficile que de convaincre une grande partie des citadins de ne pas prendre une voiture pour faire 500 mètres.

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          Gromit 20 juillet 2012 à 12:53

          transformer Peugeot en centre de production de véhicules collectifs ?
          ça tombe bien, la voiture qui peut charger de 5 à 10 personnes EST un véhicule collectif.
          le problème du transport collectif n’est pas le véhicule, mais les personnes et leurs besoins.
          Le jour où Vaudrot aura compris ça, on aura un peu avancé dans le débat.

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  • DemitriusDeDe 19 juillet 2012 à 12:31

    Se reconvertir dans la protection de la planète et ce qu il y a dessus : ça donnera des millions de boulots, mais vous pensez bien que cela n intéresse pas les actionnaires qui seront obligés de partager les bénéfices car si on ne détruit pas la planète, comment vont ils s enrichir tous ces patrons de boîtes qui se foutent des humains ! Il faut arrêter de faire crore que seuls les boulots destructeurs rapportent ! Donc ni poulet ni bagnole, on peut faire autre chose que de massacrer .

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