Notes

[1] Ne ris pas, s’il te plaît.

[2] Comme l’appelle Claude Bartolone, qui en est le « coproducteur » - ne ris pas, s’il te plaît.

[3] Puisqu’« aujourd’hui, un livre sur cinq achetés est un livre destiné aux enfants, et l’édition française serait en stagnation sans le dynamisme du secteur jeunesse ».

[4] Son communiqué (tardif) : « Aux exposants et participants du Salon du livre et de la presse jeunesse. L’inauguration de la 25ème édition du Salon du livre et de la presse jeunesse a été émaillée hier soir de quelques incidents, en protestation contre l’expulsion d’un bidonville situé en face de la halle qui accueille le Salon. Cette expulsion a été faite le 16 novembre par la Police Nationale , sur décision de justice, et à la demande d’un propriétaire privé. Contrairement à ce que d’aucuns voudraient laisser croire, la ville de Montreuil n’est ni dans une posture, ni dans des pratiques d’exclusion vis à vis des roms. Au contraire, elle revendique et assume une politique d’accueil digne et de solidarité. Quoiqu’elle ait été niée constamment auparavant , la présence de personnes issues de la communauté roms à Montreuil remonte à des dizaines d’années en arrière. A la suite d’un incendie survenu en juillet 2008 dans une usine insalubre occupée par plusieurs dizaines de familles roms, la nouvelle municipalité s’est engagée quelques semaines après son arrivée, dans un programme de solidarité d’une ampleur inégalée à ce jour en France. La procédure dénommée MOUS*, signée avec la Préfecture , prévoit en effet, outre la recherche active de solutions de logement durable, l’accompagnement social, sanitaire, éducatif, pour 330 roms, issus de cette usine incendiée et d’un bâtiment actuellement squatté. Des partenariats ont été instaurés pour ce faire avec l’Etat et la Région, également avec le secteur associatif. L’investissement humain et financier de la ville , probablement le plus élevé de notre pays, est considérable en regard de son potentiel budgétaire , eu égard aussi aux 6000 demandes récurrentes de logement enregistrées par ailleurs, dont certaines remontent à prés de dix ans. Des résultats positifs existent d’ores et déjà : toutes les personnes sont officiellement domiciliées, toutes ont obtenu l’ouverture des droits afférents en particulier en matière de santé. Plusieurs dizaines d’enfants sont scolarisés, un travail de fond en terme d’alphabétisation et d’insertion professionnelle a été engagé. Les efforts ainsi déployés vont courageusement à contre courant des préjugés et des réticences de certains habitants regroupés en plusieurs associations hostiles à l’installation des roms dans des logements durables. Ils montrent qu’une politique humaine, généreuse , accueillante et efficace est possible si on s’en donne les moyens. Cependant, il est manifeste que ces efforts déployés par la seule ville de Montreuil ne suffisent pas à traiter avec humanité l’ampleur des besoins liés à l’arrivée de roms et d’autres populations de réfugiés économiques, politiques, (demain climatiques ?) en île de France. Ainsi, devant les conséquences qu’aurait la multiplication de bidonvilles insalubres sur le territoire de la commune, et en premier lieu pour la santé et la sécurité des familles qui s’y trouveraient , la mairie de Montreuil sait bien qu’il n’est pas possible de les laisser se déployer sur des terrains vagues sans eau, ni sanitaire, ni gestion des déchets, ni équipements d’aucune sorte. La municipalité de Montreuil demande donc instamment à l’Etat et à toutes les municipalités voisines de prendre leurs responsabilités , en arrêtant de jeter dans l’errance les populations roms de ville en ville, et de déployer les moyens humains et budgétaires nécessaires pour un accueil digne des familles , comme elle le fait elle même. Face aux invectives contradictoires sur le « trop d’actions » ou le « pas assez d’actions », la municipalité poursuivra sans faiblir ses efforts en faveur des populations roms. En la matière, les politiques de l’autruche, de l’indifférence de la défausse systématique sont dangereuses, inefficaces et inhumaines.Il est temps que chacun prenne sa part dans l’effort commun de solidarité. Dominique Voynet. * Maîtrise d’Oeuvre Urbaine et Sociale »

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