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Par Christophe Kantcheff - 26 juillet 2007

Mai 68, le bel héritage

Alors que Nicolas Sarkozy exprime sa haine de Mai 68, ce dossier se propose de restituer l’atmosphère sérieuse et joyeuse du « joli mois de Mai », en même temps que d’en éclairer les significations et la portée.

La revanche est un plat qui se mange aigre. Pour son discours entre les deux tours de l’élection présidentielle, le 29 avril à Bercy, le candidat Nicolas Sarkozy a choisi un thème surprise, non lié à l’actualité, et que ne justifiait en rien le profil de sa rivale de l’« ordre juste » : la critique de (...)
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Commentaires de forum
  • Michel Gros 31 juillet 2007 à 18:11

    Cher Christophe,

    La possibilité d’un « bel héritage » oblige à la précision de l’inventaire.

    À de rares exceptions près, la dimension critique fondamentale présente dans le mouvement de contestation de Mai 68 est passée sous silence au profit de quelques analyses parcellaires devenues acceptables.

    Le dossier de Politis n’échappe pas à ces silences coupables déjà présents dans les commentaires médiatiques de l’époque.

    L’objet princeps de la critique mais aussi les origines du surgissement du mouvement manquent et pâtissent à promouvoir la dimension du sens où l’héritage ferait office de clairvoyance sur les conditions d’organisation de l’idéologie dominante actuelle.

    L’objet principal de la critique radicale de Mai 68 est la marchandise comme lieu du rendez-vous de toutes les contraintes et comme fétiche de l’idéologie spectaculaire concentrée.

    Les contestations des moeurs de l’époque, des pesanteurs sociologiques, du paternalisme « gaullien », des blocs idéologiques Est-Ouest, des guerres coloniales et impérialistes, ne peuvent trouver à être comprises qu’à travers le prisme d’une critique de « la Société du Spectacle » et de son fétiche.

    Cette critique (aujourd’hui scandaleusement absente) a été portée par les Situationnistes qui, étrangement évacués (malgré la mention de René Riesel et Guy Debord) du dossier de Politis, sont aussi à l’origine du déclenchement des évènements (nés bien avant le 22 mars) à l’occasion de la diffusion de la plaquette « De la misère en milieu étudiant » à l’Université de Strasbourg.

    Oublier cela, oblige à faire de Mai 68 un joyeux remue-ménage sans
    conséquence avec la bénédiction des politologues et autres sociologues de tous poils qui n’ont de leur savoir à transmettre que la résignation à l’absence d’une critique radicale devenue aujourd’hui plus que jamais nécessaire.

    Amicalement.

    Michel.

    •  
      3 août 2007 à 17:04

      68 a fait voir que le pouvoir était fasciste mais on le savait déja.

      •  
        Santiago du Chili 10 août 2007 à 03:33

        pire ! nazi ! N’arrêtons surtout pas l’inflation des mots ! Combattre s’opposer à un pouvoir en le caricaturant fait le jeu de qui ? Une démocratie saine - une démocratie- nécéssite - déjà - une opposition responsable . Pas besoin d’hurler au fascisme !

  • 10 août 2007 à 00:51

    Il manque au dossier la dimension des luttes ouvrières de mai 68, qui ne représentent certes pas une nouvelle approche des luttes mais qui sont belles et bien présentes. On ne peut dissocier la critique sociale à la critique culturelle de la période.

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